L’amour ne rend pas sourd !
Une pluie torrentielle balaie mouches et crottes de pigeon sur les fenêtres de la cuisine, Max fait du thé pour sa dulcinée : « Le temps ce matin ? Ô il bruine ma chérie pourquoi tu veux sortir ? ». Non Max n’est pas breton…
Le jeune homme fort en jambes monte quatre à quatre l’escalier et pose le plateau du petit-déjeuner sur l’édredon et demande coquinement : « Où elle est cachée ma promise? » et fait mine de ne pas la trouver, désespéré. Non Max n’est pas comédien.
Thé et café dansent dans les gorges chaudes des deux jeunes gens quand ils entendent la porte d’entrée claquer.
La tante Denise est là qui attend et leur glisse un mot sous la porte de leur chambre : « j’voudrais pas vous déranger trop tôt les jeunes mais il y a comme une odeur de moisissure qui sort de la salle de bain, pour sûr qu’elle n’est point propre ! ».
Depuis trois jours qu’ils n’ont pas vu le jour ils ont oublié de ramasser leur linge qui traîne par ci par là et la visite de leur tante qui est venue comme prévu fermer le gîte. « Ô quelles bonnes croûtes de fromage tata, dit Béatrice, qu’on aura oubliées de ramasser… ».
Denise soulèvent les épaules et file au salon. Non Béatrice n’est pas corse !
Enfin les deux beaux jeunes tourtereaux peignés lavés valises remplies salle de bain lessivée et poubelles déposées, rejoignent la tante Denise dans son bureau.
« Quelle formidable semaine dit Max et comme vous êtes rayonnante ce matin ma tante ! On en oublierait que le soleil n’a pas daigné sortir de son lit ! ».
« Ah mes chers petits l’amour rend vraiment aveugle mais pas sourd. Bienvenue dans la famille, jeune marseillais à la voix charmeuse, bienvenue et ça c’est bien vrai, foi de tante Denise ! ». Il va s’en dire que l’accolade qui suit, respire la bonne humeur. « Un peu plus on se croirait à Marseille ajoute Max !
-Allez filez garnements le train ne sifflera pas trois fois ! ».





