Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

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31 octobre 2015

FICTION OU RÉALITÉ ?

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 9 h 44 min

Réalité ou fiction ?

Quand la braise sort de la cheminée, envahit la maison, on essaie d’éteindre le feu et on appelle les pompiers !

Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’ Ernest s’attendait à ce que sa future pension aille à la baisse, donc rien de neuf dans sa bourriche, mais là c’est fort de café !

Il apprend par voie de presse que monsieur le premier sinistre a rencontré des syndicats et que ceux- ci, ont signé une valse de mesures, à faire sortir le peu de jus des chaussettes des retraités qui peuvent encore se les mettre tous seuls, pour aller au taf. Aucun mot sur les femmes ? Ben quoi se sont les invisibles !

C’est une information qui n’est pas parvenue à ses oreilles mardi, à la réunion du comité directeur de son comité d’entreprise, il en est tout béat.

Ciel ainsi les informations se donnent à la pelle, tombent dans ses oreilles, « mais ils veulent la liquidation du troisième âge ?… c’est charmant d’apprendre ça par la presse ! » : Ernest en est tout roussi !

Et comme un malheur n’arrive jamais seul, sa maison prend feu !

« Sortons maman de cet enfumage », hurlent ses garçons qui mouillent chemise et front pour étendre le feu, qui mouillent aussi chemise et front, pour deux sous trois cailloux, à l’usine du Bas et complètent ainsi le maigre salaire de leur cher papa, de soixante cinq ans, qui, lui, a 40 ans de trois huit, sous la chemise ! La mère, elle, elle est handicapée, le pied droit et le dos brisés par une presse à papier, sans indemnité dans un fauteuil…

« Ça ne va pas se passer comme ça dit le plus vieux des trois je vais leur montrer moi ce que j’en fais de leurs explications à ce syndicat de merde », et forcément du feu, jaillit la colère.  On comprend que ses trois garçons en soient venus à cette extrémité : la menace d’une grève qui est toujours un appel au secours, qui montre la profondeur des problèmes d’une nation, qui c’est certain, n’a pas que des problèmes économiques, mais ça tous le savent bien !

Tu sens le vent de la compromission qui te fera tenir debout béquilles aux poings jusqu’à tes soixante sept ans ! Pas besoin de demander qui signera cette infamie avec le patronat !

La trahison est le cancer du syndicalisme !

Le vent de la tempête souffle dans toutes les directions, on peut comprendre que les salariés en veuillent une, eux qui reçoivent deux sous trois cailloux, cette aumône du patronat en forme de rétribution ! 

Le jour où la bourse cramera il y aura du monde pour éteindre le feu ?

Certainement pas les porteurs de chemises blanches ! Retrousser ses manches tu n’y penses pas il y a les gueux pour ça !

Tout le monde s’en branle de tout le monde ?

La France est bien malade mais on ne soigne pas une plaie en serrant le coup du malade !

Des gens quittent leur région leur maison pour chercher un espoir dans une France riche qui ne veut pas partager, d’autres rongent leur frein : gare aux dents ; d’autres attendent le miracle du Christ, d’autres attendent que se soit le voisin qui se bouge pendant que d’autres survirent avec le RSA de la maintenance et et et que d’autres sont carrément oubliés sur les trottoirs d’une nation qui se veut le phare du monde  !

Miroir aux alouettes !

Mais dans quel monde on est là ?

Quant à la presse qui se régale des choux gras du patronat et quelque soit le sujet du débat, elle ne l’emportera pas au paradis son plat de compromis, elle qui nous sert le FN en plat principal !

Le monde de la politique est un grand et gros panier de crabes !

Peu de monde à écouter les trois frères, alors ils retournent à la maison en déchirant leurs cartes d’adhérents, le plus vieux dit à son père :

« Si les couilles donnaient du courage pour reprendre l’expression de rustres mal dégrossis qui ne peuvent pas vivre sans nommer leurs attributs, alors, il faut croire que beaucoup sont châtrés ! ».

Quand une société fait faillite on la liquide ! Quand une nation fait faillite on liquide son peuple ! Les amoureux des mises à mort doivent se régaler ! Ah oui Valls est un adepte de la tauromachie !

30 octobre 2015

TRISTE

Classé dans : Chut ! — eructeuse @ 9 h 55 min

Il arrive que ma tristesse s’habille de couleurs pour quelques heures…

a couleurs sans couleur

Photo de Colors for you Facebook,

le texte est de votre dévouée écrivaseuse lol !

22 octobre 2015

A DROITE DROITE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 55 min

A DROITE DROITE

 

 

L’armée tire sur le peuple

l’armée du peuple ?

 

J’ai regardé un très beau film norvégien réalisé par Marius Holst qui s’intitule « LES REVOLTES DE L’ILE DU DIABLE », produit en 2010.

 

L’action se situe en 1915 dans un bagne pour enfants…

 

Un très très beau film que je conseille vivement !

a les révoltes

 

Les bagnes pour enfants qu’ils aient existé en Norvège ou ailleurs montrent le degré de civilisation de nos belles sociétés…

 

Le fusil et le goupillon au service de la NATION-PATRON !

 

On revient de loin mais on est arrivé nul part, pas un jour sans qu’on nous bassine avec les religions !

 

Depuis quand Dieu dicte les menus des cantines !?

 

Pauvre pauvre France qui se fait dicter ses lois par des créationnistes des pilleurs de consciences enfantines.

 

Pauvre pauvre France qui marche encore aux pas cadencés des goupillons de toutes les religions…

 

Le jour où les enfants auront liberté de conscience, le jour où les peuples auront liberté de conscience dans ce monde, nous serons morts depuis longtemps !

 

 

Ni dieu ni maître ni roi ni princesse

 

 

ENGORGEMENT

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 00 min

L’ego amidonné, le sensé censeur scie la critique, cette ignominie tombée sous son nez, qu’il ne peut même pas déchirée. Il enrage crache que cette pustule ridicule ne l’atteint pas. Mais sa rage lui endeuille l’estomac, il étouffe d’infamie. Trop c’est trop ! C’est alors que sonne la révolte d’un intérieur confit. L’aigreur s’installe toute raillerie déployée sans sourire, toute en moquerie. Mais quel malheur, elle l’envahit et l’habite et le cul et la bite et dégorge son vomi. « Aux chiottes, aux chiottes » hurle le mauvais caractère dans l’enfer de sa colère. Texte écrit le 7-04-2013, un des textes mis dans mon livre « Allo La Bougresse ? Quelles nouvelles ? »

21 octobre 2015

Le bon oeil

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 6 h 23 min

Le bon œil.

 

-Ah ma brave dame, y a pas pire que celui qui n’veut pô entendre !

Jeannette et René échangent quelques vérités sur ce monde qui leur donne bien des misères.

-Bien d’accord avec vous mon cher monsieur ! J’disais encore à mon époux pas plus tard que tout à l’heure, ne pas entendre, c’est une chose, mais en plus se voiler la face, ça ne fait pas avancer d’un oyta le schmilblick !

-Mais va voir quand t’es dans le brouillard ?

René est tout contrarié. Sa dulcinée, Yvette, un vrai roc de chez roc, jamais malade plus vaillante que mille taureaux, est au lit avec une fièvre carabinée, ainsi que son jeune commis, Bernardo, qui tousse de partout. Pour rien arranger à ses affaires, elle refuse toute potion. Pourtant Célimène, leur vieille cousine est la reine des remèdes.

-Pour sûr pour sûr comme on dit chez moi, vaut mieux un œil bigleux qu’un nez bouché qui sent pas le danger !

-Ah c’est ben vrai ça ! Bon en attendant dame Jeannette vous me mettrez trois pains de 500 livres, j’vais vous prendre quelques gousses d’ails pour chasser le mal et votre fromage là qui déboucherait le nez d’un mort !

-M’est avis mon bon René que vous devriez quand même faire venir le parisien ! Il n’est pas de chez nous, mais il a quand même le diplôme le gars !

-Vous êtes toujours de bon conseil dame Jeannette, j’peux bigophoner de chez vous ?

-Faîtes mon ami, mieux vaut pas attendre ! En parlant de veaux, vos vaches n’ont pas le mal ?

-Je touche du bois j’vois rien à l’horizon. Bon j’m'ennuie pô, mais faut que je retourne au boulot, ça doit piailler dans la basse-cour ! j’passerai vous apporter vos œufs tout à l’heure ma brave Jeannette !

-Merci monsieur René ! Pas de soucis et si je puis dire : faîtes bon pied bon œil comme on dit !

-Ah merci ma chère Jeannette toujours le mot pour rire !

 

René part rejoindre sa tendre épouse, le pied vaillant et l’oeil brillant. René a perdu dans sa jeunesse, à la vilaine guerre, un œil et a gagné une jambe en bois.

Le médecin a diagnostiqué la grippe. Depuis ce jour les mauvaises langues disent sous cape, que la Yvette s’était fait choper par la grippe espagnole, mais que tout est bien qui finit bien, le mal est parti.

René a depuis, embauché Pépé, un vieux du village qui n’a pas peur de mettre la main à l’ouvrage. Il a passé l’âge de courir après les poules mais a, avec lui, un beau chien de berger, qui n’a ni mauvais œil ni naseaux bouchés.

La vie a repris son cours avec son entrain quotidien. René achète toujours de l’ail avec son pain ; il ne l’attache plus à la porte de la grange, il le mange avec Pépé, accompagné de sa boisson préférée.

« -Un petit Cahors René ? 

- Pour sûr pour sûr ! Pépé ! »

19 octobre 2015

1968 un bon cru !

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 14 h 02 min

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Les baisers

Paroles et musique : Pierre Perret – © Disque Vogue – 1968 – Editions Adèle 1975 – Editions Warner-Chappell

Y’a dans mon dictionnaire usé
La définition du baiser
Ceux qui ont écrit ça m’ font d’ la peine
Braves gens je vais vous dire la mienne
Car un baiser c’est du fuego
C’est pas de la bave d’escargot
Et les vieux schnoks d’ l’Académie
Devaient encore être endormis

Y’a le baiser le baiser fourbu et flapi
La langue qui traîne jusqu’à terre
Comme un spaghetti ramolli
Le baiser qui fait courir tout Paris
Le baiser saignant et garni
Avec un steack-frite une serviette
Et le service est compris
Y’a aussi le baiser tirelire qui est certain’ment l’ plus rigolo
Accroupis la langue dehors les narines pincées et les miches dans l’eau

Y’a l’ baiser russe inconnu chez les aristos
La langue repliée en faucille
Et l’autre tendue en marteau
Le baiser compétition argentin
En dansant roulez un patin
Les lèvres soudées l’ souffle court un chronomètre à la main

Et puis y’a le baiser d’ Zézette
Le plus salé le plus sucré c’est le plus chouette
On dirait un chausson aux pommes
Langue de velours palais d’amour on la surnomme
Je l’aime
Elle m’aime

Y’a le baiser le baiser hurleur inédit
Allongés tout nus sous la pluie
Dans un champ d’orties à minuit
Y’a aussi le baiser du ruminant
Le baiser du flic menaçant
La langue chargée jusqu’aux dents
D’un kilo de parmesan
Y’a aussi le baiser tricot très difficile et très pervers
Avec les langues nouées papilles à l’endroit papilles à l’envers
Y’a l’ marocain la langue roulée en pois chiche
Un chameau carré sous les miches
Et un p’tit nombril boute-en-train
Puis y a le baiser mystique hypocrite
Les lèvres mouillées d’eau bénite
Les deux langues en croix à genoux
Le seul qui n’ait pas de goût

Et puis y’a le baiser d’ Zézette
Le plus salé le plus sucré c’est le plus chouette
Pour l’apprécier il faut comprendre
Qu’il est sublime comme une truffe sous la cendre
Je l’aime
Elle m’aime

Y’a le baiser le baiser indien que j’aime bien
On s’embrasse trois fois sur le cul
Et on dit coucou tu m’as eu
Y’a le baiser japonais qui me plaît
On avale un grand bol de lait
On s’embrasse trois fois sur les seins
Et puis on se dit plus rien

Et puis y’a le baiser d’ Zézette
Le plus salé le plus sucré c’est le plus chouette
A côté de sa bouche en flamme
Le Stromboli n’est qu’un p’tit sorbet de réclame
Je l’aime
Elle m’aime

17 octobre 2015

Comment devenir un grand écrivain !

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 9 h 05 min

Comment devenir un grand écrivain, Bukowski

vous devez baiser le maximum de femmes
de belles femmes et écrire
le minimum de poèmes d’amour courtois.

et ne vous préoccupez pas de l’âge
et/ou des questions de talents.

simplement buvez de la bière
de plus en plus

et allez aux courses au moins une fois
par semaine

et gagnez
si possible

apprendre à gagner n’est pas à la portée
de tous-n’importe quel plouc
peut devenir un excellent perdant.

et n’oubliez pas ce cher Brahms
et ce cher Bach et cette chère
bière

mais pas de forcing

dormez jusqu’à midi

évitez les cartes de crédits
et aussi de payer
cash.

rappelez-vous qu’il n’y a pas un cul
dans ce vaste monde qui ne vaille plus
de 50$ (en 1977).

et si vous avez envie d’aimer
aimez-vous d’abord
mais en gardant
toujours à l’esprit la possibilité
d’une défaite complète
quelle qu’en soit la raison
fondée ou non-
un avant-goût de la mort n’est pas
nécessairement une mauvaise chose.

ne mettez pas les pieds dans les églises
les bars et les musées et telle l’araignée
soyez patients-

le temps est notre croix à tous
avec
l’exil
la défaite
la trahison

toutes ces saletés.

restez en tête à tête avec la bière.

chaque bière est comme du sang nouveau.

comme une maîtresse éternelle.

prenez une grosse machine à écrire
et comme si vous ne faisiez que
marcher et remarcher

attaquez-la
attaquez-la durement

comme si vous disputiez un combat de
poids lourds

comme le taureau quand il charge

et rappelez-vous les vieux chiens
qui se battirent si bien :
Hemingway, Céline, Dostoïevski, Hamsun.

et si vous croyez qu’ils ne sont pas
devenus fous
dans leur trou
comme vous êtes en train de le devenir

sans femmes
sans nourriture
sans espoir

alors vous n’ êtes pas encore mûr.

buvez encore plus de bière.
vous avez le temps.
et si ce n’est pas le cas
ce serait tout aussi
bien.

 

VINDIOU de Vindiou  j’aime pas la bière ! Mais ouf il dit que c’est tout aussi bien ! 

 

Le chemin de mes rêves

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 49 min

Sur le chemin de la vie on croise des gens on se fait des amis de temps en temps,  » avec le temps va tout s’en va » chante Ferré, il reste encore un peu la couleur de mes rêves… Bises and love beaucoup de love. Bonne journée .

a chemin javier zimerman art gallery

Vous pouvez admirer cette belle oeuvre sur la page Facebook de Mark Goldberg Javier Zimerman Art Gallery

16 octobre 2015

L’Effort Humain

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 22 min

écoute écoute !

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L’Effort Humain – Jacques Prévert – Serge Reggiani - 

15 octobre 2015

Le talent d’or

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 30 min

Le Talent d’or

 

Il est en bout de chaîne et au bout du couloir dans une pièce si mal éclairée que cela ne le fait plus rigoler. A une époque si, puisqu’il était, selon son patron, celui qui devait extraire du fond de sa grotte, le diamant étincelant.

-J’suis éteint oui !

Devant son bureau recouvert de papiers de mémoires de livres et de dossiers, le directeur du service lecture se sent morose. La morve au nez, il est fatigué. Il éternue, c’est la goutte de trop ! Quelle galère il faut que j’en lise six aujourd’hui ! La concurrence est sévère, il est à deux pas de la porte de sortie. Il prend une liasse de feuilles accrochées à la va comme je te pousse, jette un œil vite fait entre deux éternuements. « Ce n’est pas très académique tout ça et ce n’est même pas dans les lignes ! Et puis ces termes alambiqués et je ne parle même pas de ce ton péremptoire. Il y a un je ne sais quoi mais jamais il ne va accepter ça ! Le recueil de nouvelles part à la poubelle. Son patron ne lui demande pas d’aimer encore moins de comprendre, mais de visualiser la portée de l’écrit en poids sonnant. Il s’en tient au descriptif pour valider un écrit. Il se sent de plus en plus mal.

 « Ici, le sens des mots n’a de valeur que s’il tient dans le tiroir d’une caisse enregistreuse ! ». Il sort les feuilles de la poubelle met son manteau et file au secrétariat dire qu’il s’en va chez le médecin. Il quitte l’immeuble, file au sous sol monte dans sa voiture et va chez lui.

Une belle chatte noire lui chante la bienvenue. Il la caresse, retire son imperméable, il lui demande : « Un petit thé ma chère ? ». Pour toute réponse sa chère lui caresse la jambe dans un doux ronronnement.

L’eau bout lui aussi, content de lui. Dans la dégustation de son affront, accompagné d’un thé voluptueux, il prend son téléphone. Il s’en suit une longue conversation chaleureuse. Il raccroche le combiné, heureux. Un plus tard, la sonnette retentit. Il va ouvrir la porte, enjoué. Une rousse flamboyante lui sourit, il pense « le talent d’or », l’invite cordialement à entrer… la vie est un roman.

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