FICTION OU RÉALITÉ ?
Réalité ou fiction ?
Quand la braise sort de la cheminée, envahit la maison, on essaie d’éteindre le feu et on appelle les pompiers !
Ce n’est pas d’aujourd’hui qu’ Ernest s’attendait à ce que sa future pension aille à la baisse, donc rien de neuf dans sa bourriche, mais là c’est fort de café !
Il apprend par voie de presse que monsieur le premier sinistre a rencontré des syndicats et que ceux- ci, ont signé une valse de mesures, à faire sortir le peu de jus des chaussettes des retraités qui peuvent encore se les mettre tous seuls, pour aller au taf. Aucun mot sur les femmes ? Ben quoi se sont les invisibles !
C’est une information qui n’est pas parvenue à ses oreilles mardi, à la réunion du comité directeur de son comité d’entreprise, il en est tout béat.
Ciel ainsi les informations se donnent à la pelle, tombent dans ses oreilles, « mais ils veulent la liquidation du troisième âge ?… c’est charmant d’apprendre ça par la presse ! » : Ernest en est tout roussi !
Et comme un malheur n’arrive jamais seul, sa maison prend feu !
« Sortons maman de cet enfumage », hurlent ses garçons qui mouillent chemise et front pour étendre le feu, qui mouillent aussi chemise et front, pour deux sous trois cailloux, à l’usine du Bas et complètent ainsi le maigre salaire de leur cher papa, de soixante cinq ans, qui, lui, a 40 ans de trois huit, sous la chemise ! La mère, elle, elle est handicapée, le pied droit et le dos brisés par une presse à papier, sans indemnité dans un fauteuil…
« Ça ne va pas se passer comme ça dit le plus vieux des trois je vais leur montrer moi ce que j’en fais de leurs explications à ce syndicat de merde », et forcément du feu, jaillit la colère. On comprend que ses trois garçons en soient venus à cette extrémité : la menace d’une grève qui est toujours un appel au secours, qui montre la profondeur des problèmes d’une nation, qui c’est certain, n’a pas que des problèmes économiques, mais ça tous le savent bien !
Tu sens le vent de la compromission qui te fera tenir debout béquilles aux poings jusqu’à tes soixante sept ans ! Pas besoin de demander qui signera cette infamie avec le patronat !
La trahison est le cancer du syndicalisme !
Le vent de la tempête souffle dans toutes les directions, on peut comprendre que les salariés en veuillent une, eux qui reçoivent deux sous trois cailloux, cette aumône du patronat en forme de rétribution !
Le jour où la bourse cramera il y aura du monde pour éteindre le feu ?
Certainement pas les porteurs de chemises blanches ! Retrousser ses manches tu n’y penses pas il y a les gueux pour ça !
Tout le monde s’en branle de tout le monde ?
La France est bien malade mais on ne soigne pas une plaie en serrant le coup du malade !
Des gens quittent leur région leur maison pour chercher un espoir dans une France riche qui ne veut pas partager, d’autres rongent leur frein : gare aux dents ; d’autres attendent le miracle du Christ, d’autres attendent que se soit le voisin qui se bouge pendant que d’autres survirent avec le RSA de la maintenance et et et que d’autres sont carrément oubliés sur les trottoirs d’une nation qui se veut le phare du monde !
Miroir aux alouettes !
Mais dans quel monde on est là ?
Quant à la presse qui se régale des choux gras du patronat et quelque soit le sujet du débat, elle ne l’emportera pas au paradis son plat de compromis, elle qui nous sert le FN en plat principal !
Le monde de la politique est un grand et gros panier de crabes !
Peu de monde à écouter les trois frères, alors ils retournent à la maison en déchirant leurs cartes d’adhérents, le plus vieux dit à son père :
« Si les couilles donnaient du courage pour reprendre l’expression de rustres mal dégrossis qui ne peuvent pas vivre sans nommer leurs attributs, alors, il faut croire que beaucoup sont châtrés ! ».
Quand une société fait faillite on la liquide ! Quand une nation fait faillite on liquide son peuple ! Les amoureux des mises à mort doivent se régaler ! Ah oui Valls est un adepte de la tauromachie !
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