Mélenchon raconte la Révolution française
31 janvier 2019 : dans son bureau de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon raconte les débuts de la Révolution française
31 janvier 2019 : dans son bureau de l’Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon raconte les débuts de la Révolution française
Alors pauvre pauvre, tu bouffes le pain de tes compatriotes ! Tu oses avoir faim ? Tu oses vivre d’aides alors en contreparties, toi qui ne peut offrir une vie décente à tes gosses, ( toi on n’en parle pas, le sacrifice est inscrit dans ta pauvreté) on va te faire comprendre ta place dans cette France opulente où un Juppé va toucher 16 000 euros par mois au conseil constitutionnel à ne rien foutre !
Tu vas goûter à la schlague sociale saleté de pauvre : tu feras des heures d’intérêt général sale délinquant social !
Putain ce pays est le fief des extrémistes de la dictature des riches ! Enfin c’est une Monarchie !
Pour sûr que les républicains vont pas faire une manif contre cette discrimination !
Ras le gazon !
Révolution !
Introduction
Richard Ferrand, président de l’actuelle Assemblée Nationale vient donc d’utiliser son pouvoir de nomination au Conseil constitutionnel pour y envoyer Alain Juppé. Extraordinaire petite séquence concoctée par Emmanuel Macron dont personne ne pourrait croire qu’il n’est pas l’organisateur de ce qui constitue quand même une nouvelle preuve de son absence totale de principe. Nous avons là un ancien socialiste sur lequel pèsent de très lourds soupçons d’infractions pénales, mais qui bénéficiant pour l’instant de la protection de la haute fonction publique judiciaire, propulse à la Cour suprême de notre pays un personnage condamné par la justice en application du chapitre des « atteintes à la probité » du Code pénal, qui a fait la démonstration dans le passé de ses rapports très élastiques avec la morale et le droit.
Pas besoin de beaucoup réfléchir pour identifier les ressorts grossiers de l’opération qui vient de se produire. Macron a besoin d’un Conseil Constitutionnel à sa main pour faire avaliser sa stratégie législative liberticide. Et mettre en place la société illibérale dont il pense qu’elle est le moyen indispensable pour perdurer au pouvoir et mettre en œuvre la politique voulue par ses commanditaires. Le Conseil Constitutionnel se comporte de plus en plus comme le lieu d’où émane la souveraineté législative dans notre pays. Il y a tellement d’exemples comme celui récent de l’acrobatie de l’incorporation, d’une partie de la devise de la république, dans le bloc juridique de constitutionnalité pour dépénaliser les trafics de main-d’œuvre migrante. Et celui encore plus étonnant de l’approbation de la loi fake news portant gravement atteinte à la liberté d’expression. En attendant l’examen de la « loi anticasseurs » pour lequel on peut craindre le pire. Et comme le même Conseil Constitutionnel aura à se prononcer sur le référendum que nous concocte le locataire de l’Élysée pour essayer de se tirer du guêpier gilets jaunes, on comprend qu’Emmanuel Macron ne souhaite rien laisser au hasard.
Compte tenu de ces enjeux, va pour un politicien au rancart et au lourd passé judiciaire. J’entends dire qu’Alain Juppé a payé sa dette à la société et que par conséquent, aujourd’hui pur comme l’agneau qui vient de naître, il n’y a aucun inconvénient à le nommer à notre cours suprême, celle chargée de la mission la plus importante et la plus délicate, à savoir contrôler l’expression législative de la volonté populaire exprimée par ses représentants. Cet argument ne tient pas debout, et il est même dégradant. La nomination de l’ancien professeur en exil au Canada est effectivement juridiquement possible, mais elle pose d’abord un problème moral, et aussi politique. Quelle est la légitimité d’Alain Juppé au plan des compétences juridiques pour accomplir sa nouvelle mission ? Sa vie a montré qu’elle était nulle. Il a fait la démonstration à plusieurs reprises non seulement de son mépris du droit et de sa capacité à le violer, mais également de son incompétence dans ce domaine. On ajoutera à ce stade que le fait qu’il ait payé pour Chirac est une fable qu’il a lui-même inventée et fait circuler. Alain Juppé n’a payé que pour ses propres turpitudes. Quelle est sa légitimité politique ensuite, lui qui s’est toujours considéré comme le plus intelligent, mais a toujours perdu dès lors qu’il a fallu se confronter au suffrage des Français ? Des circonscriptions sur-mesure ou des scrutins de liste lui ont permis d’accéder à certaines responsabilités, mais dès lors qu’il a fallu directement s’adresser aux Français, ceux-ci n’ont pas voulu de lui.
Revenons sur quelques étapes récentes de la carrière de ce boulet politique que nous traînons depuis si longtemps. (Cliquer sur les liens pour accéder aux articles)
Chapitre premier : saint Juppé, politicien et martyr.
Où l’on réfléchit en octobre 2014 devant l’opération qui se profile à ce moment-là. Faire d’Alain Juppé, vieux cheval de retour le successeur de François Hollande, en imaginant qu’il pourrait prendre Emmanuel Macron comme premier ministre. Ce chapitre est prémonitoire sur l’échec qui attend le maire de Bordeaux. En revanche il se plante lourdement sur le possible retour de Nicolas Sarkozy. Ceci équilibrant cela. Premier petit retour sur la carrière de Juppé.
Chapitre deuxième : Alain Juppé, politiquement (trop) correct.
Où l’on constate que l’oligarchie ne mégote pas dans la campagne visant à propulser le « (pas) meilleur d’entre nous » à la magistrature suprême. À coups de sondages bidons et d’analyses frelatées. Alain Juppé lui-même n’est pas en reste et donne tous azimuts des leçons de bien-pensance. L’Élysée vaut bien quelques contorsions.
Chapitre troisième : la morgue tranquille.
Où l’on apprend que les ennuis d’Alain Juppé ne se sont pas limités à sa condamnation par la cour d’appel de Versailles. Et qu’il n’a jamais payé pour Chirac n’étant condamné que pour ses propres turpitudes. Il s’est inventé cette fable afin de se redonner un visage convenable en se présentant comme une victime capable d’accepter de se sacrifier. Histoire complètement bidon. On trouvera dans ce chapitre une citation de l’arrêt de la cour d’appel de Versailles, concernant les responsabilités et l’attitude d’Alain Juppé lors de la procédure. Sa lecture est particulièrement édifiante concernant la stature d’homme d’État qu’on lui prête.
«Beaucoup de gilets jaunes sont des gens qui regardent la télé car ils n’ont pas beaucoup d’autres distractions dans la vie» (Christophe Barbier)
Pour les pendus à la queue de Macron en mode suçage : cette France nobleuse ce n’est pas d’aujourd’hui ! L’injustice elle est collée au peuple pour qu’il ferme sa gueule !
Bouffe du bâillon et plie sous les coups de la loi divine : ce sont les nobleus en col blanc qui gouvernent !
Quand j’étais étudiante, on m’a refusé un poste de pionne parce que j’avais été meneuse de grève ! C’est très caca ça ! Mon père était en arrêt de travail pour cause de cancer ! Et ma mère avait été licenciée parce que handicapée puis elle fut mise en longue maladie comme mon père, ils touchaient des cacahouètes ! Je faisais partie des 1% de filles et fils d’ouvriers en fac !
L’injustice je connais jusque dans mes tripes !
Je suis née un 22 mars ! Ma sève monte ! Qu’elle serve toujours la cause du peuple !
Il est arrivé dans ma vie que des mecs essaient de me faire taire – les pauvres – aussi bien dans mon travail que dans des lieux politiques où je me suis investie ! Lol comme a dit quelqu’un – à celui qui me cherchait la petite bête – et qui me connait : « Tu ne sais pas à qui tu parles ! »
Il est arrivé que des mecs – parce que je suis une femme ? – m’aient agressée verbalement, il y en a même un qui m’a mis un coup de poing à l’épaule lors d’une réunion en cercle restreint ! Mauvais réflexe gars !
Je me souviens d’un mec – lors d’un accident de tôles froissées où je voulais aider – qui me dit de me barrer, et autres grossièretés… Je peux vous dire qu’il en a pris pour son grade ! Non mais on rêve là ! Quand je vous dis que j’avais une grande Lala, je répondais du tac o tac !
Quand j’ai mis ma grande Lala en sourdine c’est qu’un individu mal intentionné m’a fait morfler grave ! Sur le carreau beaucoup de maux ! Il a fallu reconstruire la bête et refaire le palais de ses mots !
Quoiqu’il en soit mes mots mes prises de positions n’engagent que moi et seule l’extinction de voix me fait taire : lors d’une extinction de voix mon médecin était plié en deux de rire, il me dit hilare : « C’est l’extinction du siècle ! » Bon oui je suis engagée envers mon idéal de justice et la nana du peuple n’a pas besoin qu’on lui mâche ses mots !
Je réitère ce que j’ai déjà dit : » J’emmerde la bien-pensance de droite comme de gauche ! » Et les bourrins qui croient voir en moi une bonniche collée à son balai sont grave miro !