Elle bavait sur ses œufs aux plats ratés plus qu’à l’accoutumé ! Elle craquait sous les pneus, pliée en deux… cherchant certainement une perle cachée sous le moteur d’une vieille panda amaigrie, on aurait juré qu’elle était aigrie…
La complainte de la tante Louisa avait commencé, fallait pas la chercher ces matins là ! Quand en plus, dans son atelier, de l’huile avait coulé sur son bacon plus frais qu’un lac gelé, elle assassinait les anglais et les olives, ces empêcheurs de créativité !
La mécanicienne, de la sculpture faisait, elle trempait son pain vite fait dans un café pas frais… Des croûtes de fromage jonchaient le sol entre des feuilles d’un journal aux lettres vieillies et des épluchures sèches qui finiraient toutes dans le poêle à charbon qui, pour elle sentait bon !
« Tata ! », dit Henri. Ce gentil garçon toujours disponible, frappa à la porte de l’atelier interdit.
« Entre petit ! », grogna la tata !
Ce petit, aux soins pour sa tatie, transportait un plateau sur lequel trônait une rose à l’aube cueillie, et un café tout chaud, entouré de madeleines ! Ah quelles jolies demoiselles !
Louisa lâcha son chalumeau et sous caractère de chameau, sourit…
Henri se dit : « Allons-y ! »
Ah celui-là ! Ce tout petit ! le fils de sa tendre sœur trop tôt partie, dans des cieux où soit disant régne la paix, rendait son cœur tendre comme du bon beurre de Normandie !
« Bonjour tatie !
- Bonjour mon chéri !
Dans cet instant présent, la tendresse habillait le cœur de ses deux oiseaux tombés d’un nid trop vite dégarni…
- Jardinier et pâtissier, la relève de la famille est assurée !
Le jeune Henri sous la sculpture de sa tatie, était silencieux !
- Oui oui, promis demain prépare tes abatis, et elle lui sortit une de ses salopettes d’un vieux coffre, qu’elle lui offrit !
- Youpi on est demain ! »
Ils rirent, la chaleur de ce bonheur irradiait leurs joues où des bisous se posèrent…
« Déjà demain ! Et deux nouvelles mains ! »
La journée commençait vraiment bien !…