Un art ?
Un comédien a dit que la corrida est un art !
Il n’y a pas d’abattoir dans l’art !
Anti-corrida je suis anti-corrida je reste !
Un comédien a dit que la corrida est un art !
Il n’y a pas d’abattoir dans l’art !
Anti-corrida je suis anti-corrida je reste !
Dans mes écrits de jeunesse figurait un « poème » qui parlait des femmes et de ma solidarité, un de mes amis l’a lu et a voulu que je lui prête… Quand j’ai voulu le récupérer il m’a dit l’avoir perdu et un de ses amis dit alors : « Tu ne vas pas en faire tout un plat ce n’est qu’un poème … l’amitié c’est plus fort qu’un bout de papier… »… Un ami ça respecte tes écrits ! Non ?…
C’était il y a plus de trente ans !
J’ai repensé à cela en me levant et je vais essayer de transcrire ce que j’avais voulu dire… « forte » d’une vie de militante féministe !
FEMMES JE VOUS AIME
Femme poubelle
Femme pucelle
Femme ombrelle
Femme dentelle
Je vous aime
Femme fumoir
Femme trottoir
Femme comptoir
Femme espoir
Je vous aime
Femme plumard
Femme traquenard
Femme au bar
Femme à la barre
Je vous aime
Femme tiroir caisse
Femme à confesse
Femme tigresse
Femme fait blesse
Je vous aime
Femme humour
Femme glamour
Femme tambour
Femme sans détour
Je vous aime
Femme ruisseau
Femme pinceau
Femme plumeau
Femme roseau
Je vous aime
Femme couleur
Femme humeur
Femme douceur
Femme de cœur
Je vous aime
Matraquées agenouillées voilées violées
Femmes éternelles
Ébouillantées défigurées humiliées dépossédées
Femmes ailes elles
Éventrées vilipendées caillassées exploitées
Femmes universelles
Femmes je vous aime
Il scrutait la vie des autres sans avidité, c’était son métier. Et que regardait-il de ses hauteurs ? Il était sociololologue !
Souriez vous êtes zieutées, enfin les généreuses !
Je me faisais une joie d’aller voir jouer Tonneins contre Trentels cet après-midi ! Deux magnifiques équipes ! Match annulé, Trentels a déclaré forfait ! Dommage, j’espère que tout va bien pour le club de Trentels ! La bise treiziste !
ça fait plus de 40 ans qu’ils nous imposent ce changement qui a bousillé le sommeil et pas que de nos jeunes, qui s’il a cassé des vies, c’est le cadet de leurs soucis : une seule cause le pognon !
Ah ah le choc pétrolier qui dure dure, oui je l’ai dure !
Encore un cri dans la brume pour rien : ils laissent mourir des enfants de faim, des forêts brûler sans fin, nos amis les animaux périr, alors nos petites vies à deux sous trois cailloux… Et on est encore à une heure loin de toi seigneur !
Va dire au coq qu’il y a encore un changement d’heure… Il a pas fini de passer en justice le pauvre ! L’heure d’été : allez consommer danser chanter braire une heure de plus… Formidable vivre plus ! Mais bien sûr, t’inquiète l’usure sera à l’heure !
Mon corps n’a pas changé d’horloge interne, alors leur cause de capitaliste : prout !
Heintestine pilonne le sol d’un pied rageur ! Vocifère les bras en l’air ! Postillonne du clairon et enfin chute dans un fauteuil, laissant ses deux lettres mourir sur le sol ! Son partenaire collé à elle pour le meilleur et pour son pire, lui dit :
« Que se passe-t-il encore pour claironner si fort ?
- Regarde la note d’électricité !
- Oui elle a encore augmenté !
- Et l’autre note ! » Nous avons le regret de ne pas donner suite à votre demande…
- Tout ce temps passé, nuit et jour à écrire pour rien !
Elle se lève prend sa machine à écrire et la passe par la fenêtre, elle tombe sur sa voiture !
– Hé bien bravo ! Il faut croire que la note n’est pas assez salée !
– Ho toi tu ne me soutiens jamais !
- Il faut croire que si, puisque je suis là, attendant positivement que le meilleur arrive !
Trop c’est trop ! Elle lui envoie en colère, une charge d’éclairs, claque la porte, qui la pauvre usée sort de ses gongs ! La lumière s’éteint ! On entend une descente d’escalier rapide, Heintestine le cul parterre hurle :
« Je veux un autre destin ! »
Encore lui ! « Hé retire toi de mon vestibule ! T’es pas autorisé à visiter mes coins et recoins toi là ! Ouste là ! »
Guéguette chasse le poivrot vautré dans son placard à balais vidant le fond des bouteilles, ces merveilles au ventre hélas vide , cherchant vainement quelques gouttes pour étancher une soif jamais assouvie !
La langue coincée dans un goulot, l’homme gémit !
« T’es puni ! Ça fait vingt fois que je te dis que le bar de Ginette c’est à côté !
- Mais quand j’arrive chez elle, elle me dit file plus loin !
- Ok compris ! »
Depuis Huguette a mis une affichette sur sa porte : chez Guéguette ! Avec une femme tenant fièrement son balai ! Quand l’homme voit le balai, il pense à ses fesses, puis à sa soif et va vers un bar loin de Ginette et de Guéguette !