Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

17 juin 2020

BALADE MENTALE

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 37 min
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Toute l’Histoire

 Théo Drieu de la chaîne Balade Mentale parle sur Youtube des choses insolites de l’Histoire et plus particulièrement de l’histoire des sciences et de l’astronomie ! Il est intervenu au festival « les Historiques » pour parler de son histoire, de ses projets et de l’Histoire en général.

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JUSTYNA GAJA

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 30 min

JUSTINA GAJA

Magnifique

Laïcité 30

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 17 min

Brûler Harry Potter,
censurer Autant en emporte le vent,
déboulonner Churchill…
Bienvenue dans le nouveau monde

Par Valérie Toranian

Le président de la République a réaffirmé dans son discours télévisé du 14 juin son attachement aux principes républicains et mis en garde contre les « séparatistes ». Le combat noble de l’antiracisme « est dévoyé lorsqu’il se transforme en communautarisme, en réécriture haineuse ou fausse du passé. […] La République n’effacera aucune trace ni aucun nom de son histoire. Elle n’oubliera aucune de ses œuvres. Elle ne déboulonnera pas de statues. » Emmanuel Macron pense qu’il faut « regarder ensemble toute notre histoire, toutes nos mémoires » mais en aucun cas « revisiter ou nier ce que nous sommes. »

« Comment la République universaliste va-t-elle survivre aux dérives des combats contre l’offense et la discrimination qui se multiplient ? »

La tâche ne va pas être facile tant aujourd’hui les vérités alternatives ont droit au chapitre et que le respect des sensibilités des uns et des autres déterminent les nouvelles règles du vivre-ensemble. Toutes nos mémoires ? Donc toutes nos sensibilités ? Jusqu’où ce respect doit-il « obliger » la démocratie dans notre monde postmoderne ? Et comment la République universaliste va-t-elle survivre aux dérives des combats contre l’offense et la discrimination qui se multiplient ? La confusion est totale entre le combat antiraciste, légitime, et la dénonciation d’un racisme d’État français qui aurait été structuré par le colonialisme puis le néo-colonialisme qui régirait encore les institutions.

À l’appel du collectif Adama Traoré, on manifeste contre la police et l’État, tous racistes, on traite de vendus les Noirs qui sont du côté des forces de l’ordre. Le collectif dénonce la « récupération » de SOS racisme qui appelait à un rassemblement en l’honneur de George Floyd mardi 9 juin. Le mouvement antiraciste fondé en 1984 est accusé de ne pas être assez politique, trop proche du PS. Un bon antiraciste se doit d’être sur la ligne Traoré, sinon il n’est pas un « vrai » antiraciste.
Samedi 13 juin, durant la manifestation contre le racisme, on a entendu le slogan « sales juifs » lancé en direction des militants de Génération identitaire qui avaient déployé une banderole « Justice pour les victimes du racisme anti-blanc » sur un immeuble place de la République à Paris. Que faut-il comprendre ? Que ces militants sont les représentants du « privilège blanc », des dominants occidentaux, dont le « juif » constituerait l’essence même ? Certes, ce slogan était marginal au sein du rassemblement, mais la confusion règne, on attise les haines.

« À force d’effacer les traces historiques, patrimoniales et artistiques de la ségrégation, on finira par penser qu’elle n’a jamais existé… quelle bêtise. »

Les statues de Churchill, héros de la Seconde Guerre mondiale, vainqueur des nazis, sont la cible des manifs antiracistes en Grande-Bretagne. Sa statue à Londres a été taguée « was a racist ». Sa petite-fille s’en est émue, la statue est désormais protégée par un coffrage… L’homme qui a tenu tête à Hitler aurait eu des comportements racistes anti-indiens lorsqu’il était en fonction dans l’ancienne colonie de l’empire britannique. Ironie de l’histoire, ce sont des militants néo-nazis qui se posaient en « défenseurs » de la statue de Churchill samedi 13 juin, alors que se déroulait la manifestation « Black Lives Matter ». Le grand homme a dû se retourner dans sa tombe…

Jean-Marc Ayrault veut débaptiser la salle Colbert de l’Assemblée nationale. Faut-il aussi raser sa bonne ville de Nantes dont la richesse a pour origine en grande partie le commerce triangulaire ? Le film Autant en emporte le vent et sa chronique du monde sudiste durant la guerre de sécession est supprimé provisoirement de la plate-forme HBO pour aller se refaire une vertu. On avertira le spectateur supposé imbécile que beaucoup de scènes reflètent un comportement raciste ségrégationniste. Nul doute que sous peu, quelques ayatollahs demanderont la mise à l’index définitive du film aux dix oscars. Comme le dit l’enseignante et essayiste Fatiha Agag-Boudjahlat sur son compte Twitter, « à force d’effacer les traces historiques, patrimoniales et artistiques de la ségrégation, on finira par penser qu’elle n’a jamais existé… quelle bêtise. »

Mona Ozouf, notre historienne nationale, plaide pour plus de complexité : « Jules Ferry est le père de l’école laïque, gratuite et obligatoire. On lui doit les libertés sur lesquelles nous vivons encore : liberté de la presse, liberté syndicale, élection des maires ». Il a été un colonisateur sans état d’âme, reconnaît-elle, mais pour avoir fait des écoles partout en Algérie, il a eu « comme principaux ennemis les colons, arc-boutés contre l’enseignement aux enfants arabes ». La complexité n’est pas la préoccupation de nos censeurs décoloniaux identitaires. Le révisionnisme ne fait pas dans le détail.

« Jusqu’où ira-t-on ? Bientôt le mot femme risque également de disparaître du vocabulaire pour non-conformité aux idéaux progressistes de la fluidité des genres. On censure bien l’histoire, pourquoi pas la biologie ? »

Le terme de « privilège blanc » est devenu en quelques jours un lieu commun. Il n’y a de racisme que blanc, de privilège que blanc, et toute autre interprétation est raciste. Jusqu’où ira-t-on ? Bientôt le mot femme risque également de disparaître du vocabulaire pour non-conformité aux idéaux progressistes de la fluidité des genres. On censure bien l’histoire, pourquoi pas la biologie ?

Pour avoir ironisé à propos d’un article qui parlait de « personnes » ayant des règles, J.K. Rowling est en proie à une violente polémique sur les réseaux sociaux. La célèbre romancière, auteure des Harry Potter qui l’ont rendue célèbre et riche (plus que la reine d’Angleterre !), est devenue, pour une partie de ses fans, une horrible sorcière transphobe. Certaines femmes trans (à pénis) n’ont effectivement pas leurs règles. Et des hommes trans (à vulves) les ont. Pour ces militants trans, il est donc impropre et stigmatisant de parler de « femmes ayant leurs règles » et l’ironie de J.K. Rowling est transphobe.

Accablée par ces attaques, J.K. Rowling a publié un long texte d’explication. Elle y dit notamment que le sexe biologique est une réalité et que le dire n’est pas de la haine. Elle raconte avoir entamé des recherches sur l’identité de genre et les personnes trans, pour les besoins d’un livre.
Elle écrit qu’elle a rencontré des spécialistes de la dysphorie de genre (ne pas se sentir « né dans le bon sexe ») et des personnes trans, qui sont « profondément préoccupées par la façon dont un concept sociologique influence la politique, la pratique médicale et la protection des civils ».

Elle s’inquiète de l’énorme explosion du nombre de jeunes femmes souhaitant effectuer une transition et également du nombre croissant de personnes qui semblent « détransitionner » (retourner à leur sexe d’origine) et qui regrettent d’avoir pris des mesures qui, dans certains cas, ont irrévocablement modifié leur corps, et les a rendues stériles.

« Sur les réseaux sociaux, certains reprochent à JK Rowling, dans le contexte de l’affaire George Floyd, de mettre en avant de façon particulièrement obscène son privilège de femme blanche dominante, insensible à la transidentité. »

Il y a dix ans, précise-t-elle, « la majorité des personnes souhaitant passer au sexe opposé étaient des hommes. Ce ratio s’est désormais inversé. Le Royaume-Uni a connu une augmentation de 4400% des filles référées pour un traitement de transition. Les filles autistes sont extrêmement surreprésentées dans leur nombre. » Certains disent que si on ne laisse pas un adolescent dysphorique faire la transition, il se tuera. Cet argument, selon J.K. Rowling, est réfuté par des études psychiatriques. Si j’étais née trente ans plus tard, s’interroge-t-elle, « moi aussi, j’aurais pu essayer de transitionner. La tentation de fuir la féminité aurait été alléchante ayant vécu avec un trouble obsessionnel-compulsif sévère à l’adolescence. » Il est assez courant, à l’adolescence, ose-t-elle écrire, « de se sentir confuse, sombre, à la fois sexuelle et non sexuelle, incertaine vis-à-vis de qui on est ou on n’est pas ». Faut-il pour autant être poussé à la transition par des associations souvent militantes ?

J.K. Rowling déplore enfin que toute femme/féministe/homosexuelle, y compris trans, critiquant les énoncés de ces extrémistes, se fasse immédiatement attaquer, traiter de TERF (trans-exclusionary radical feminist ou féministe radicale qui exclut les trans). Parfois même interdire de réseaux sociaux.

Suite à la publication de ce texte, les injures ont redoublé. Pire, sur les réseaux sociaux, certains lui reprochent, dans le contexte de l’affaire George Floyd, de mettre en avant de façon particulièrement obscène son privilège de femme blanche dominante, insensible à la transidentité. Le casting de Harry Potter au grand complet s’est désolidarisé de J.K. Rowling. Ouf, sinon on aurait risqué l’autodafé des livres et le retrait des films. Daniel Radcliff (Harry Potter), Emma Watson (Hermione) et Rupert Grynt (Ron) ont affirmé : « Oui, les femmes trans sont des femmes. »

Désormais, se dire femme suffit à être femme, même si vous avez un pénis, des testicules et de la barbe. Et les femmes n’ont pas leurs règles : ça c’était le monde d’avant. George Orwell, inventeur de la novlangue qui se propose de purifier idéologiquement le langage dans son roman 1984, n’aurait pas trouvé mieux.

La revue des deux mondes

16 juin 2020

Des faits rien que des faits

Classé dans : Le coin du coin coin ou le con-fi de la canarde — eructeuse @ 11 h 21 min

Dans un état de droits l’émotion ne doit pas primer sur le droit !

L’Histoire c’est l’histoire des faits !

Le travail d’historien se construit sur des faits, il est sourcé, il se construit avec des documents de l’archéologie etc il porte un regard objectif il n’est pas dans l’émotion…

Quand on falsifie l’histoire, quand on conteste un fait pour que l’histoire rentre dans le sens de son opinion, ce n’est pas de la démocratie mais de la dictature ! Comme le négationnisme !

Parlons de faits historiques : Avec le temps, au prix de nombreux sacrifices, c’est l’armée rouge qui a vaincu l’armée allemande c’est un fait ! Si le nazisme a été vaincu en Europe c’est en grande majorité dû au sacrifice que le peuple russe a consenti : nombre de morts américains Europe de l’ouest : 416800 hommes avec le Japon tout confondus… Le nombre des soviétiques militaires entre 8 millions 8 et 11 millions sept ; les allemands 5 millions 5 ! Les chiffres parlent ! Quant aux civils soviétiques, c’est entre 13,5 et 15,7 millions de morts ; les civils américains c’est 1700… les civils anglais 67000. Les civils français 350000 !

Dès la mi 42, les généraux allemands se doutent que la victoire a l’est ne sera plus possible !…

Même en démocratie certains aiment à tordre les faits à travers  leur loupe !

On nous laisse à penser que les américains ont gagné la guerre seul, que c’est grâce à eux que l’Allemagne a été vaincue c’est une  propagande d’état, le débarquement a libéré la France c’est un fait, mais les américains n’ont pas vaincu seul l’armée allemande… Hors les faits prouvent que c’est sur le front de l’est, plus de 3000 kilomètres, que tout s’est joué ! Tout cela est très difficile à résumer… Personne ne nie le rôle des américains et des anglais lors de la seconde guerre mondiale mais il est historiquement faux de minimiser le rôle des russes…

On ne lit pas l’Histoire avec les yeux de l’émotion ou de l’idéologie politique ! Encore faut-il être objectif, l’historien  ne cherche que les faits point barre, il a une démarche scientifique, il n’est pas là pour défendre le capitalisme ou le communisme et certainement pas une religion !…

CITOYENNETE

Classé dans : Le coin du coin coin ou le con-fi de la canarde — eructeuse @ 8 h 09 min

CITOYENNETE

BIEN CUIT

Classé dans : Le coin du coin coin ou le con-fi de la canarde — eructeuse @ 8 h 01 min

DIJON

VINCENT VAN GOGH

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 52 min

van gogh champs de blé

Vincent van Gogh, Champs de blé à l’alouette (1887)

15 juin 2020

REGIS DE CASTELNAU

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 20 h 05 min

Régis de Castelnau

Avocat à la cour et blogueur

Article dans Marianne.fr

Affaire Traoré : la foi, le réel et le droit

« Il est quand même très surprenant qu’Adama Traoré soit considéré comme le martyr d’un crime raciste, victime d’une police raciste au service d’un État raciste. Il y a beaucoup de gens de bonne foi ayant basculé dans une étrange forme de croyance », explique Régis de Castelnau, en confrontant l’affaire Adama Traoré aux règles du droit.

L’étonnant spasme politique qui a saisi la France sortant du confinement nous a fait vivre ce que l’on pourrait appeler une folle semaine. Nous avons assisté à l’importation chez nous, des conséquences d’un drame survenu aux États-Unis où pour la énième fois on a pu voir une écœurante et meurtrière violence policière, s’abattre sur un citoyen noir dans la ville de Minneapolis. Huit minutes quarante-six insupportables d’une agonie filmée renvoyant l’Amérique à ses démons et à son histoire. Drame qui a provoqué une émotion mondiale frappant à des degrés divers des pays de l’Occident les confrontant eux aussi à leur passé, leur présent difficile, et leurs contradictions politiques exacerbées.

Déconsidérée par la violence exercée par les forces de l’ordre à l’occasion de la répression brutale des mouvements sociaux depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, et par conséquent vulnérable dans une partie de l’opinion, la police française s’est retrouvée accusée de racisme. À l’occasion d’une affaire survenue il y a quatre ans semblant n’entretenir aucun rapport avec le racisme.

« émotion »

On a dit dans ces colonnes la désinvolture avec laquelle le chef de l’État, relayé par Nicole Belloubet, avait traité la séparation des pouvoirs exécutif et judiciaire. Donnant ainsi son soutien implicite à un récit porté par une partie à une procédure judiciaire, et jusqu’à présent plutôt infirmée par ladite procédure. Validant ainsi la thèse d’une bavure policière et meurtrière commise par des gendarmes et étouffée par des magistrats et des experts soumis à la raison d’État. Naturellement, gendarmes et magistrats ont blêmi sous l’insulte. Christophe Castaner a payé son écot à cette dérive en validant aussi à sa façon la thèse du collectif Adama et en faisant du concept « d’émotion » une norme supérieure à la constitution et à la loi !

 

Il y a eu aussi la constitution d’une troupe hétéroclite mélangeant groupes politique en mal de discours clientéliste à l’approche du deuxième tour des municipales, groupuscules gauchistes tout contents de sortir de leur coma, médias soutenant sans réserve la diversion politique macronienne, et les brochettes habituelles de people intempestifs toujours friands des leçons de morale que personne ne leur a demandées de donner. Ladite troupe prenant sans réserve elle aussi le parti de la thèse du « collectif Adama ». C’est ainsi que, profitant des circonstances, ce groupuscule qui entoure Assa Traoré, sœur d’Adama, a pu prendre en main l’agenda politique français de cette semaine !

Quand on a la foi, le réel est pénible

Le problème est que le récit dispensé par ces activistes entretient quand même des rapports assez lâches avec le réel et il est nécessaire de revenir un peu sur celui-ci. Car s’il est pénible pour les croyants, il est difficile de faire comme s’il n’existait pas. Surfant sur le dévoilement de l’incontestable violence policière qui s’est déployée d’abord contre les gilets jaunes puis tous les autres mouvements sociaux, on nous oppose à propos de la mort d’Adama Traoré un récit factuellement et politiquement faux.

Il y a beaucoup de gens de bonne foi ayant basculé dans une étrange forme de croyance.

Celui-ci, nous dit-on, aurait été étouffé par les gendarmes à l’occasion d’une interpellation, motivée par la couleur de sa peau. Nous serions donc en présence d’un crime raciste. Crime raciste couvert, qui plus est, par le magistrat instructeur et les experts désignés par celui-ci au nom de la raison d’État.

La réalité

La réalité est la suivante : Adama Traoré a fait l’objet d’une arrestation mouvementée dans le cadre d’une procédure judiciaire et pas d’un contrôle d’identité. Il n’a pas été arrêté par des gendarmes (dont certains étaient eux-mêmes de couleur), parce que noir. Mais parce qu’il était délinquant présumé. En effet, lorsque les gendarmes sont venus procéder à l’arrestation de son frère Bagui poursuivi pour une très reluisante affaire d’extorsion de fonds sur personnes vulnérables (et pour laquelle il a depuis été condamné), Adama sorti de prison depuis un mois, s’est enfui.

Il est quand même très surprenant qu’Adama Traoré soit considéré comme le martyr d’un crime raciste.

On apprendra qu’il portait sur lui 1.300 € en espèces et une certaine quantité de drogue, ceci laissant penser à la reprise d’un trafic. Après une course-poursuite à rebondissements, il est décédé à la gendarmerie de Persan, et une procédure judiciaire est en cours pour déterminer les causes de sa mort et savoir si ce sont des violences des forces de l’ordre qui l’ont provoquée. Alors, comme l’arrestation n’avait pas de motivation raciste et en application des principes juridiques et judiciaires, pour pouvoir parler de violence policière raciste, il faudrait maintenant apporter la preuve que les gendarmes ont utilisé une violence homicide lors de l’arrestation et qu’ils l’ont fait en raison de la couleur de la peau d’Adama Traoré. Pour l’instant cette preuve n’est pas rapportée, et semble-t-il au contraire.

C’est la raison pour laquelle il est quand même très surprenant qu’Adama Traoré soit considéré comme le martyr d’un crime raciste, victime d’une police raciste au service d’un État raciste. Et que dans une partie de l’opinion, cette présentation ne semble gêner personne. Il y a beaucoup de gens de bonne foi ayant basculé dans une étrange forme de croyance. Et nombre de cyniques qui voient là une aubaine pour faire avancer leurs intérêts et se refaire une santé politique en cachant les luttes sociales par des luttes raciales qu’ils préfèrent. Le statut de martyr de la cause antiraciste attribué à Adama Traoré est factuellement injustifié. Et par conséquent le récit de l’affaire, la storytelling diraient les communicants, est devenu un enjeu politique fort.

L’histoire judiciaire de la fratrie Traoré

Après un moment de sidération, une partie des médias a réagi et le palmarès judiciaire particulièrement lourd d’Adama Traoré et de la fratrie Traoré est devenu public. Et l’image du martyr s’en est trouvée singulièrement écornée. Bien évidemment le fait qu’il ait été un délinquant d’habitude ne justifierait en aucun cas la violence mortelle dont la famille partie civile dit qu’il a été l’objet.

Emmanuel Macron, après avoir envoyé Nicole Belloubet et Christophe Castaner se disqualifier, a mesuré l’impact dévastateur du dévoilement de la réalité de la famille Traoré accompagnant les images venues du monde anglo-saxon à base de repentance avilissante et de destruction de statues. Comme d’habitude il a fait du en même temps, en donnant des gages aux Français sur la mise en cause de leur passé et en flattant le racialisme victimaire par la promesse de nouveaux textes.

Assa Traoré, sœur d’Adama, quant à elle, face à ce retournement et sentant le danger, a décidé de lancer une stratégie d’intimidation. Annonces multiples et répétées, et à grand fracas, de dépôts de plaintes contre tous ceux qui osent informer sur les spécificités judiciaires de Traoré et de ses frères. Dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne sont guère reluisantes. Jean-Jacques Bourdin, Nicolas Poincaré, Marine Le Pen, Marion Maréchal, Éric Zemmour et quelques autres sont dans le collimateur, et l’on va voir ce que l’on va voir.

Intimidations

La tentative d’intimidation se fait par un glissement qui permet de reprocher à ceux qui ont usé de leur liberté d’expression, non pas d’avoir menti, ce qui est impossible compte tenu de la réalité factuelle, mais d’avoir diffusé des informations qu’il aurait été interdit de faire connaître. Pas le droit de faire état d’infractions établies et de condamnations en cours d’exécution, pas le droit de dévoiler le contenu de casier judiciaire, et interdiction de révéler l’existence de procédure pénale en cours ! Bigre…

Alors on va se permettre quelques observations sur la façon dont fonctionne en France (pour l’instant) la liberté d’expression et voir comment cela s’applique dans le cas qui nous occupe.

• Tout d’abord qui peut agir ? Sûrement pas un « comité Adama » dont on ne sait même pas s’il a la personnalité morale et qui de toute façon n’a juridiquement aucun intérêt direct. Assa Traoré personne physique le peut, dès lors qu’elle considère avoir été elle-même injuriée ou diffamée.

• Quels peuvent être les chefs de poursuite ? La diffamation est l’allégation d’un fait qui est de nature à porter atteinte à l’honneur ou à la considération de quelqu’un dès lors que ce fait est mensonger. Le fait de qualifier la famille Traoré de « famille délinquante » ne semble vraiment pas pouvoir justifier cette qualification. Difficile au vu des procédures et des condamnations déjà définitives de réfuter le terme utilisé par les personnes qu’on dit vouloir poursuivre. Quant à l’injure publique, au regard de la jurisprudence cela ne tient pas non plus. Il y a enfin l’accusation d’avoir violé l’interdiction qui existerait de faire état des condamnations subies par les Traoré. Il existe effectivement une interdiction dès lors que les peines ont été exécutées, et que les tribunaux ont été saisis d’une demande « de relèvement » et de disparition des mentions au casier judiciaire. Désolé mais il semble bien que la honte soit assez loin du compte.

Le droit, c’est compliqué, c’est comme la vie

• Dernier point, la mise à exécution de la menace. Il s’agirait de procédures relevant du droit de la presse très formaliste, assorties de délais de prescription très courts (trois mois), et prenant en général un temps fou. Pour aboutir à une décision définitive (tribunal, cour d’appel, Cour de cassation), il faut en temps normal compter entre trois et quatre ans. Avec une justice totalement abîmée par le confinement on peut facilement augmenter le délai prévisible d’un an ou deux. Sur le plan de la procédure elle-même, on ne voit pas très bien l’intérêt d’Assa Traoré de voir se dérouler des audiences au cours desquelles toutes les affaires judiciaires qui l’ont concerné lui et ses frères seraient à nouveau décortiquées. En effet, en matière de diffamation il y a ce que l’on appelle « l’offre de preuve », c’est-à-dire que la personne poursuivie peut prouver la vérité de ce qu’elle avance. Il vaudrait mieux ne pas faire subir cela à la mémoire du pauvre Adama Traoré et le laisser reposer en paix.

Alors par expérience je ne serais pas surpris que dans les trois mois (délai de prescription) qui viennent aucune plainte de ce type ne soit déposée. Ou si c’est le cas je gage qu’elles seraient abandonnées en cours de route, ou bien fort opportunément accompagnées d’une erreur de procédure permettant leur annulation dans la discrétion quand tout le monde aura oublié. Sur le plan statistique, des plaintes en diffamation ou injure annoncées dans les batailles médiatiques, il n’y en a guère que deux sur dix au maximum, qui arrivent à l’audience. Le droit, c’est compliqué, c’est comme la vie. Mais il vaut mieux savoir de quoi on parle, et les plaintes annoncées à grand fracas ne sont là que pour intimider et essayer de faire taire. La lutte contre le racisme, y compris dans la police, est un combat justifié et essentiel, mais faire de la mort d’Adama Traoré un de ses symboles relève de la manipulation.

Il devait sortir

Classé dans : Hi ronde d'ailes,Mes livres — eructeuse @ 16 h 45 min

Il devait paraître, ce livre au bois dormant, ce livre : Sur l’horloge du temps, l’éternité n’a pas d’heure… que ma maman suivait pas à pas, elle attendait avec impatience les chapitres à paraître…

Je me souviens de ses rires lorsque je lui ai lu « lettre à un imbécile heureux », ma première lectrice ! Je me souviens qu’elle disait : » J’ai l’eau à la bouche avec tes recettes », dans mon polar : Bouquet de femme… Recettes pour lui rendre hommage, ma maman était une sacrée cuisinière !

Mon roman est parti se faire encrer ce 11 juin, et elle nous a quitté un 10 juin 2011… J’avoue que je n’ai pas regardé la date…

Deux jours avant son grand départ, j’ai fait un rêve plein de lumière où mon père était là, il quittait l’hôpital, des portes s’ouvraient dans une immense lumière… sur un jardin, sa vieille deudeuche était là… J’ai raconté mon rêve à maman… Que d’amour alors en cet instant présent… C’est comme si nous étions tous les trois ! Dieu que je vous aime…

C’est moi qui ai tapissé la chambre de maman chez moi, aidée d’un ami calligraphe qui était venu me prêter main forte, un ami qui avait connu Botéro… Peintre que j’affectionne particulièrement…

J’ai fini par mettre le mot fin à cette histoire où il est question d’amour et d’amitiés et des choses de la vie…

Il va rentrer dans l’éternité par la porte de ce mois de juin, qu’il vogue vers toi où que tu sois ma petite maman, ce qui est sûre c’est que tu n’as jamais quitté mon cœur… Pour toi je devais finir ce qui avait été commencé… 

Ton dernier souffle à jamais dans mes yeux… mon cœur se serre à chaque fois que j’y pense et mes yeux embués, sont remplis de mon amour éternel…

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Au sel de mère

Classé dans : Atypique pique — eructeuse @ 8 h 55 min

A force de s’essayer jour après jour à chercher LA bonne recette, Faiklaironne, touilleuse et marmitonne, émérite de mère en fille, depuis hou la la : Almerka, première sorcière de la dynastie Croke l’O'Gnon, créa ainsi son premier livre de recettes !…

Heureuse qui comme Faiklaironne a marmitonné  de longues années…

chaudron

Image par openclipart-vectors de Pixabay

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