Chacun lit ce qu’il veut comme chacun fait ce qu’il veut de sa plume ! Le bonheur est dans le pré et s’il est aussi dans les livres, on ne va pas l’interdire m’enfin ! Comme on dit il n’y a pas de mal à se faire du bien !
« Il n’y a rien à en dire, pas d’enjeu intellectuel ni stylistique, confie une attachée de presse, préférant garder l’anonymat. Ces romans trouvent leur public à l’insu des médias. » Et de certains libraires, à en croire Erika Menu, de L’Attrape-coeurs, dans le XVe arrondissement de Paris : « Nous les avons mis en piles à force d’être interpellés par des clientes, et ils se vendent tout seuls. Ce sont des histoires pas déprimantes. L’actualité l’est suffisamment. » Notre époque anxiogène favoriserait donc le succès de cette prose que la romancière Régine Detambel, auteure de Les livres prennent soin de nous. Pour une bibliothérapie créative (Actes Sud), compare à de la « malbouffe ». Christilla Pellé-Douël ne s’en formalise pas outre mesure : « Du moment que les gens lisent, c’est l’essentiel. » Un mal pour un bien, en somme. (Article de Delphine Pévas dans L’Express sur le genre « feel good »)
Malbouffe tant qu’il n’y a pas de risque d’obésité !