D’un camp à l’autre
Le pessimiste :
Retiré du monde loin de vos folies (la mienne me suffit), loin des empereurs de la tartufferie, des seigneurs de la propagande au service du pognon, loin des moutons d’ici et d’ailleurs… A se demander pourquoi on est seul dans l’univers… Ah l’universalisme, ah l’éternité, ah la connaissance, ah le savoir… A voir ! La vie me dégoûte, pas sûre que la mort me réjouisse !
L’optimiste :
Gazouillant sur les chemins de la vie, je m’extasie ! Ses folies m’habitent ! Fous ou sages m’indiffèrent, chacun mène ses affaires comme il l’entend… Aucune révolte m’assaille! Bah un masque n’altère pas ma joie d’être sur ma belle planète bleue, bah tout finira par s’arranger…
Le coup passa si près que l’optimiste ne bougea, la mort le prit avec le sourire…







