Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

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22 octobre 2015

ENGORGEMENT

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 00 min

L’ego amidonné, le sensé censeur scie la critique, cette ignominie tombée sous son nez, qu’il ne peut même pas déchirée. Il enrage crache que cette pustule ridicule ne l’atteint pas. Mais sa rage lui endeuille l’estomac, il étouffe d’infamie. Trop c’est trop ! C’est alors que sonne la révolte d’un intérieur confit. L’aigreur s’installe toute raillerie déployée sans sourire, toute en moquerie. Mais quel malheur, elle l’envahit et l’habite et le cul et la bite et dégorge son vomi. « Aux chiottes, aux chiottes » hurle le mauvais caractère dans l’enfer de sa colère. Texte écrit le 7-04-2013, un des textes mis dans mon livre « Allo La Bougresse ? Quelles nouvelles ? »

21 octobre 2015

Le bon oeil

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 6 h 23 min

Le bon œil.

 

-Ah ma brave dame, y a pas pire que celui qui n’veut pô entendre !

Jeannette et René échangent quelques vérités sur ce monde qui leur donne bien des misères.

-Bien d’accord avec vous mon cher monsieur ! J’disais encore à mon époux pas plus tard que tout à l’heure, ne pas entendre, c’est une chose, mais en plus se voiler la face, ça ne fait pas avancer d’un oyta le schmilblick !

-Mais va voir quand t’es dans le brouillard ?

René est tout contrarié. Sa dulcinée, Yvette, un vrai roc de chez roc, jamais malade plus vaillante que mille taureaux, est au lit avec une fièvre carabinée, ainsi que son jeune commis, Bernardo, qui tousse de partout. Pour rien arranger à ses affaires, elle refuse toute potion. Pourtant Célimène, leur vieille cousine est la reine des remèdes.

-Pour sûr pour sûr comme on dit chez moi, vaut mieux un œil bigleux qu’un nez bouché qui sent pas le danger !

-Ah c’est ben vrai ça ! Bon en attendant dame Jeannette vous me mettrez trois pains de 500 livres, j’vais vous prendre quelques gousses d’ails pour chasser le mal et votre fromage là qui déboucherait le nez d’un mort !

-M’est avis mon bon René que vous devriez quand même faire venir le parisien ! Il n’est pas de chez nous, mais il a quand même le diplôme le gars !

-Vous êtes toujours de bon conseil dame Jeannette, j’peux bigophoner de chez vous ?

-Faîtes mon ami, mieux vaut pas attendre ! En parlant de veaux, vos vaches n’ont pas le mal ?

-Je touche du bois j’vois rien à l’horizon. Bon j’m'ennuie pô, mais faut que je retourne au boulot, ça doit piailler dans la basse-cour ! j’passerai vous apporter vos œufs tout à l’heure ma brave Jeannette !

-Merci monsieur René ! Pas de soucis et si je puis dire : faîtes bon pied bon œil comme on dit !

-Ah merci ma chère Jeannette toujours le mot pour rire !

 

René part rejoindre sa tendre épouse, le pied vaillant et l’oeil brillant. René a perdu dans sa jeunesse, à la vilaine guerre, un œil et a gagné une jambe en bois.

Le médecin a diagnostiqué la grippe. Depuis ce jour les mauvaises langues disent sous cape, que la Yvette s’était fait choper par la grippe espagnole, mais que tout est bien qui finit bien, le mal est parti.

René a depuis, embauché Pépé, un vieux du village qui n’a pas peur de mettre la main à l’ouvrage. Il a passé l’âge de courir après les poules mais a, avec lui, un beau chien de berger, qui n’a ni mauvais œil ni naseaux bouchés.

La vie a repris son cours avec son entrain quotidien. René achète toujours de l’ail avec son pain ; il ne l’attache plus à la porte de la grange, il le mange avec Pépé, accompagné de sa boisson préférée.

« -Un petit Cahors René ? 

- Pour sûr pour sûr ! Pépé ! »

15 octobre 2015

Le talent d’or

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 30 min

Le Talent d’or

 

Il est en bout de chaîne et au bout du couloir dans une pièce si mal éclairée que cela ne le fait plus rigoler. A une époque si, puisqu’il était, selon son patron, celui qui devait extraire du fond de sa grotte, le diamant étincelant.

-J’suis éteint oui !

Devant son bureau recouvert de papiers de mémoires de livres et de dossiers, le directeur du service lecture se sent morose. La morve au nez, il est fatigué. Il éternue, c’est la goutte de trop ! Quelle galère il faut que j’en lise six aujourd’hui ! La concurrence est sévère, il est à deux pas de la porte de sortie. Il prend une liasse de feuilles accrochées à la va comme je te pousse, jette un œil vite fait entre deux éternuements. « Ce n’est pas très académique tout ça et ce n’est même pas dans les lignes ! Et puis ces termes alambiqués et je ne parle même pas de ce ton péremptoire. Il y a un je ne sais quoi mais jamais il ne va accepter ça ! Le recueil de nouvelles part à la poubelle. Son patron ne lui demande pas d’aimer encore moins de comprendre, mais de visualiser la portée de l’écrit en poids sonnant. Il s’en tient au descriptif pour valider un écrit. Il se sent de plus en plus mal.

 « Ici, le sens des mots n’a de valeur que s’il tient dans le tiroir d’une caisse enregistreuse ! ». Il sort les feuilles de la poubelle met son manteau et file au secrétariat dire qu’il s’en va chez le médecin. Il quitte l’immeuble, file au sous sol monte dans sa voiture et va chez lui.

Une belle chatte noire lui chante la bienvenue. Il la caresse, retire son imperméable, il lui demande : « Un petit thé ma chère ? ». Pour toute réponse sa chère lui caresse la jambe dans un doux ronronnement.

L’eau bout lui aussi, content de lui. Dans la dégustation de son affront, accompagné d’un thé voluptueux, il prend son téléphone. Il s’en suit une longue conversation chaleureuse. Il raccroche le combiné, heureux. Un plus tard, la sonnette retentit. Il va ouvrir la porte, enjoué. Une rousse flamboyante lui sourit, il pense « le talent d’or », l’invite cordialement à entrer… la vie est un roman.

10 octobre 2015

SA SAINTETÉ LA VERITE

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 50 min

Et ses commandements 

 

 

A) Je suis le sauveur ton maître qui t’ai fait sortir de ta grotte de ta maison d’ignorance.

 

B) Tu n’auras pas d’autres maîtres que moi. Tu ne feras aucune monnaie taxe troc sans mon consentement ici là-bas et au delà. Car moi le maître ton patron, je suis un maître universel au courroux jaloux : le chômage connaitront ceux qui me haïssent profond jusqu’à l’infini, compris c’est écrit.

 

C) Tu ne me feras pas passer pour le mal car gare à tes ouailles !

 

D) Tu travailleras à la sueur de ton front que tu baisseras devant ton patron sept jours sur sept ton repos sera selon mes prescriptions tu écoutes et tu sauras, fais tes ablutions.

 

E) Honore ton patron père de toutes nations qui te donne ton pain quotidien et rend plus belle ta vie qui lui appartient.

 

F) Tu ne tueras pas je m’en chargerai.

 

G) Tu ne forniqueras que dans le mariage après mon passage.

 

H) Tu ne voleras pas tout est à moi. Imprègne-toi bien du A.

 

I) Tu feras délation si ton voisin touche à mes biens.

 

G) Tu resteras à ta place de consommateur, tu feras des crédit si tu jalouses la vie de ton voisin, paieras des faux seins à ta soumise exclusive, participeras à l’élevage intensive et mangeras Mosanto sans crier mot.

PS : t’as mal au foie ? Mange ton poing garde l’autre pour demain.  T’as mal au cul ? Utilises de l’huile de bison car tous tes chemins doivent être lisses et pénétrables.

 

 

7 octobre 2015

L’AIR DE LA MISERE

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 8 h 24 min

L’AIR DE LA MISÈRE

 

 

Les maîtres ont besoin de valets qui sachent bien manier le balai qu’ils aient le poignet et l’échine souples, le rendement conséquent,

 

pour les habiller

pour faire leurs repas

pour nettoyer leur merde

pour nettoyer leur demeure

pour donner l’illusion de leur richesse pour anoblir leur caste installer leur classe dans le monde de la gouvernance et du pouvoir…

 

Ainsi est la vie de droit divin qu’ils font avaler aux peuples soumis : par la famille tu seras grandis, pour la patrie tu seras à ta place de soumis tu recevras ton pain quotidien qui sera béni par l’église apostolique colique sœur cousine du pouvoir qui pendant six siècles d’inquisition a bien formaté l’Europe pour qu’elle soit judéo-chrétienne et le monde par la suite parcouru par ses missionnaire en guerre contre l’odieuse liberté qui consiste à penser le monde hors de la création.

 

Que de bûchers sur la route d’un Christ que de barbaries commises au nom d’un tout puissant… puissant par quoi ? Par la croyance de ses adorateurs le genou génuflexé ?

 

Mais d’où je tiens ô vilaine ô vilaine baveuse mes considérations de pacotille sur la classe des possédants et de son église collée à sa peau comme les poux sur les poils d’un cul ? C’est que voulez que j’ai eu le bonheur de lire Molière, Voltaire, Racine, Pagnol, Montaigne, Alain, Descartes, Kant, Diderot, Rousseau, Camus, Dostoïevski, Gorki, Sartre, Marx, Zola, Aragon avant d’avoir le droit de vote et tant d’autres… ça laisse des traces.

 

Que voulez vous, lire c’est faire des déductions- on comprend pourquoi le Portugal veut lui aussi virer la philosophie de son école- puis j’ai écouté mon père, ce merveilleux conteur d’histoires sociales. C’était du direct mieux que Germinal, car vécu par lui et certains membres de sa famille. Entendre comment on traite les vôtres, ça rentre dans la cervelle et le sang. Puis bien sûr, j’ai observé tout simplement la vie, appris à travers l’exploitation de mes parents que celle-ci n’est pas un long fleuve tranquille…Et dans la mienne de vie j’ai pu apprécier de près ou de loin que la société est toute ligotée dans les mailles du capitalisme patriarcal.

Pour moi tout est affaire de classes sociales et toute religion est une secte…

Je suis en quelque sorte une vilaine «  communiste » religiophobe mais laissez vos clous et vos marteaux moi aussi je suis sur mes terres : la France ne vous appartient pas même si vous, vous avez la détestable pensée de vous en croire les propriétaires vous les descendants de la droite seigneuriale, vous que j’appelle la droite nobleuse… Celle qui ne sait rien de la démocratie et sans fou, élitiste jusque dans sa bêtise !

 

Bon tout ça pour dire qu’il n’y a de révolution sans révolution culturelle qu’il n’y a rien à attendre des autres c’est tous ensemble qu’il fait faire sauter le couvercle de la marmite qui nous fait bouillir depuis si longtemps.

Tout ça pour dire que le formatage des esprits n’a pas changé. Le progrès est peut être un mieux pour vivre au quotidien (je pense à la machine à laver par exemple), mais il n’est pas révolutionnaire puisqu’il continue à maintenir les peuples sous la domination de ceux qui possèdent les machines -outils.

 

Que deviendraient les possédants sans ceux qui font tourner les machines ?

 

La fin du capitalisme est inéluctable, car l’homme est porteur non seulement d’empathie de compassion mais aussi de raison !

 

Tout ça pour dire que ceux qui ont même un peu de pouvoir ne lâcheront pas prise comme ça, cette mentalité de dominance est inscrite dans leur peau de possédant, dans leur mentalité de nobleu de se croire de race supérieure, de se croire le droit de commander diriger les autres et de formater leurs pensées…

 

Le mépris des peuples est proportionnel à la mise en place de son formatage mais aussi de la peur du peuple et de sa capacité à renverser tout pouvoir !

 

La fin des maîtres viendra.

 

Essayez les valets du capitalisme de supprimer le RSA, essayez de jouer avec la misère !!!

 

Soufflez votre violence sur les damnés de la terre

 

La récolte sera révolutionnaire !

 

Honneur aux salariés d’Air France !!!

 

Vu de chez moi la France vous emmerde vous les élites du monde entier !

5 octobre 2015

Cruel…

Classé dans : Barbare rit, il suffit !,certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 8 h 23 min

Il est de par le monde un paquet d’actes de cruauté dont celui qui se donne en spectacle et livre son festival de sang pour abreuver ces partisans de la mort : la tauromachie que je conchie !

Pas un jour sans apprendre que l’homme est un barbare pour l’homme et pour ses cousins les animaux… La tasse de nausée dès le réveil de quoi fermer le livre aux nouvelles… La cruauté…On pourrait c’est sûr dire d’autres mots.

Un acte de cruauté devenu culte : Le Christ sur la croix !

Oui tout cela m’interpelle…

Mais ne pas perdre de vue l’essentiel il pousse de l’amour tous les jours !

4 octobre 2015

Il y a toujours des portes…

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 14 h 39 min

« Crevette » se traîne traîne traîne, en plus il ne fait pas beau et le prince charmé a déserté la maison. La réserve de victuailles se vide, il est parti chercher du travail depuis deux jours;  donc plus possible de passer le temps à le titiller pour un oui ou pour un non. Il faut s’occuper.

Crevette geint bien souvent, accuse son mari d’être la cause de ses tourments sans donner aucune explication particulière, en évitant toute discussion frontale. Tout ce passe à bonne distance, pour passer pour une victime volontaire et revêche, c’est un rôle de composition extrêmement délicat, car fondamentalement ce n’est pas sa nature… 

Crevette tient son rôle à bout de bras, dans l’autre quelque fois, une bouteille de rhum. Ses neveux l’appellent Tatie Danielle, elle se demande bien pourquoi, mais c’est joli Danielle, alors si ça leur fait plaisir !  

Et si elle allait chez sa cousine la voisine, lui emprunter un petit peu de beurre et se faire payer un café en parlant des derniers potins que Ginette la coiffeuse lui a confié, lui demandant d’en garder le secret total ! « Si tu racontes ce que je te dis tu iras en enfer ! ».

« Total » lui répond Sidonie qui raconte totalement tout, puisqu’elle dit être déjà en enfer ici. Ses amies l’ont surnommée  Crevette, du fait qu’elle leur raconte comment son homme lui prend la tête pour passer le reste de sa personne à la casserole et tout ça feu éteint ! Ben oui dit-elle son homme c’est un vif, il est pour que sa restauration soit rapide ! Elle n’est pas sortie de la chambre à coucher qu’il est déjà au bar « Au cochon repenti », trois maisons plus loin.

Un jour qu’elle avait la forme elle avait accroché l’enseigne du bar en haut du clocher de l’église paroissiale, cela mit de l’entrain dans le village et le curé trouva que Sidonie avait bien de l’humour. « Ma chère enfant la nef est comme un cœur tu peux y déposer des peines et tes aigreurs »…mais Sidonie avait déserté son seigneur ce qui peinait bien le curé sentant profondément son malheur.  

Crevette ne cuisine plus depuis belle lurette pourtant c’est une cuisinière hors paire, mais faire réchauffer la mangeaille « c’est pas un métier »; alors elle a laissé tomber comme sa couture et ses travaux de jardinière… Elle ne pensait pas que le mariage ce serait comme chez le médecin, des heures d’attente pour vingt minutes de consultation déshabillage compris. 

Crevette reste belle porte des dentelles aime se faire coiffer mais au fond de son cœur elle pense encore qu’elle donne de la confiture à un cochon qui n’est même pas capable de procréer.

Dans la marmite des vieilles éducations, on ne donne pas toujours les recettes pour faire sa vie et encore moins des exercices de travaux de la communication pratique alors on apprend la vie comme elle se présente et on s’accommode  de ce qu’elle offre. Dans la marmite du bon sens Crevette ne veut pas jeter un œil pourtant elle verrait que Germain souffre aussi de ne pas avoir de petit… Il n’y a pas de recettes magiques seule de la bonne volonté pour surmonter déceptions et souffrances. ce n’est pas toujours facile… Elle voudrait tant qu’il accepte l’adoption…mais Germain est vieux jeu, ne voulant qu’enfant de son sang. 

Sidonie était belle parée parfumée coiffée sa permanente toute resplendissante, prête à partir chez sa cousine. Un bruit de moteur lui fait tourner la tête. Elle voit une voiture qui se gare devant la maison et il en descend une femme qu’elle pense connaître avec son germain, là c’est trop fort, elle sort de la maison, la voilà prête à bondir quand elle entend:  » Bonjour madame Gervaiset comment allez vous ? ». C’est la directrice de l’orphelinat de la ville voisine qui lui tend la main pendant que son germain sourit tendrement. Alors elle comprend, ses yeux se replissent de larmes. Germain lui dit doucement : » Oui ma chérie nous allons faire comme tu désires nous ne sommes pas trop vieux ». Sidonie ne sait que faire et dit simplement « merci merci » à son mari qui l’entoure de ses bras et tous les trois rentrent dans la maison qui va prendre le chemin d’une nouvelle destination. Il y a toujours des portes que ce soit d’entrée ou de sortie…pour trouver le chemin de son cœur. 

3 octobre 2015

Ivresse

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 8 h 24 min

Quand le parfum du poète donne l’ivresse il pourrait tout aussi bien se titrer  » Tendresse » …

Je m’asperge de ses mots dans l’espoir d’accéder à ses sens…

Dans la mer de l’amour son radeau est un phare entouré de sirènes clamant son talent !

Ecoute la musique du bel écrivant.

Ecoute le chant du savant…

2 octobre 2015

LE ROUGE AUX JOUES

ROUGE

Rouge mon sang rouge ma foi rouge mon cœur rouge ma révolte.

Rouge la colère rouge l’espoir,  rouge est la couleur de la vie, ce sang tant haï par les primates du monde quand il coule tous les mois entre les cuisses d’une fille, encensé quand il s’agit de la déflorer pour la mettre en prison…

La mer rouge de mes rêves porte aussi le nom de révolution.

La gamine l’adolescente la femme la femme vieillie que je suis garde en elle intact sa fibre de militante de pacotille…

Fille du peuple je sais d’où je viens je sais où je vais je sais que la liberté est un combat je sais qu’il n’y a rien à attendre des bouffons qui nous gouvernent je sais que notre vie est sans prix pour les patrons je sais que sans luttes pas de miracle !

Honneur et gloire aux fils et filles des révolutions ces petits qui font l’histoire qui ont ouvert des brèches dans le mur des exploitations mis le féodalisme des nations à genoux, rien n’est fini il y a encore des rêves à vivre…

Rouge le coucher du soleil, rouge le lever du soleil,en fait orangé, l’alliance du rouge et du jaune, belle alliance de vie, je te salue jour, je vous salue les oubliés de l’histoire !

 

20 septembre 2015

ALLERGIES

Un jour dans ma belle campagne marnaise, entre faire le clown, zorrotte je faisais aussi Tarzan, oui les rôles de princesse et tout son tintouin ce n’était pas pour moi – v’lan je mets le pied dans un nid d’abeilles, z’ont pas aimé les copines, j’avais des espadrilles, j’ai secoué tout ça, l’était pas fière la guêpe…

J’suis allergique aux piqûres de guêpes, la dernière aventure avec ce genre d’invitée surprise m’a fait enfler de telle sorte que dès que je vois une de ses cousines, je fuis comme si j’étais face à un zombi…

J’suis allergique à la bétadine, un jour qu’on me retire un plâtre qui m’avait bien gratté aussi celui-là ; le médecin découvre une énorme brûlure : du rose du beau bleu du beau violet là une vraie jambe surréaliste…C’est l’infirmière la pauvre qui n’y était pour rien qui s’est fait engueuler mais moi je ne me suis fâchée avec personne… La vie est en champ d’expériences dont on ne choisit pas forcément l’ingrédient de son cheminement.

J’suis allergique à la colle qui est sur le sparadrap blanc des hôpitaux. En 2001, je me suis fait retirer la vésicule pan, un jour de grève, et en plus vlan, l’appareil tombe en panne au début de l’opération…Quand le chirurgien me rend visite et voit mon visage avec deux larges traits sur chaque joue, il me demande ce qui s’est passé. Je lui réponds que je suis allergique à la colle des pansements. Il me demande si je l’avais dit, « oui monsieur c’était dans mon dossier », il n’était pas content ! On le comprend mais heureusement je ne suis pas Catherine Deneuve ! Pour ma part je répondais aux questionnements par un final à ma sauce bavarde, je disais que je t’étais un guerrier indien ! Le clown n’a jamais quitté mon lieu de vie et de baverie !

J’suis allergique à la bêtise, à la connerie, alors forcément quand pan j’en sors une ça fait gratouilli gratouilla dans le gras de ma personne genre grosse tartine beurrée qui dégouline ensuite de confusion, – j’aime le beurre même avec le camembert – j’ai décidé de me soigner car la connerie est affaire personnelle d’abord et avant tout avec de la bonne lecture et autre charivari qui remet sa remise en cause à l’heure…

Pour ce qui est de la méchanceté, j’aime pas qu’on me fasse du malj’ suis aussi allergique, j’en ai reçu une telle dose que si on touche à mon intégrité morale, physique je mords bien que je suis d’une patience infinie mais il faut dire, paraît-il, que je suis une féministe enragée, alors…J’ai mis du temps à en repousser une certaine reçue en héritage, celle-là se soigne, celle des autres eh ?…

Quand à ma maladie auto-immune, elle me donne la friponne, bien d’autres allergies, comme certaines, peintures, crèmes… et je passe rapidement dans le rayon des produits ménagers, l’air pour moi y est irrespirable, puis vient la fumée des pots d’échappement, pas de pot j’vis en ville, je fais avec; la dernière en date c’est une allergie au paracétamol.

Tout ça pour dire que je ne suis pas allergique à la gentillesse et à l’amitié alors comme l’amitié c’est quelque chose de réciproque je vous distille à tous et toutes, les bien-portants les malades les heureux les solitaires qui se terrent, une ptiote dose de convivialité ici (et ailleurs en général), avec un grand saut d’amour : bon dimanche.

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