ÉTIQUE ETIQUETAGE
Étique étiquetage
Je l’ai cherchée sur le pantalon pas trouvée allons bon ! Oui pas de robe dans le garde-pantalon !
Dans et sous le manteau non plus sans façon, il a dit non ! Alors j’ai creusé un peu plus profond, non mais là, tu rigoles, là ! Non de non !
Mais alors elle est où cette étiquette qui me situe made in ? Du genre t’es vaginale ou clitoridienne, les deux, bouffon !
Ah merde, l’étiquetage a été saboté vindiou de crénon de diou !
Il en a fallu du temps pour remodeler la bête pas toujours vidée de son formatage sociétal et idéologique religieux, on n’échappe pas à son éducation et à l’emprise du pouvoir de la société patriarcale comme ça !
La société conservatrice réactionnaire et patriarcale m’avait destinée (sur l’air de la chanson de Guy Marchand) à être une possédée une labellisée soumise, une mariée qui vote collée serrée aux bourses de son chéri ! Manque de bol je suis allée assidûment à l’école grâce à des parents innovants -merci merci beaucoup mes chers parents - et et et Zorrotte est arrivée hé hé toute pressée hé hé et pan vindiou de diou : je suis sans dieu sans maître et je pisse au nez de la destinée !
Ô RAGE je suis allée – au gué vive la rose – dans ce sale vilain LIEU LAÏC hic sourire, après un passage conditionné à l’école de la prière obligatoire sinon des coups des punitions et des oreilles décollées oyé !
C’est un fait de mon vécu que l’école catholique et son catéchisme idéologique du « tu aimeras Dieu plus que ton père », m’a formatée s’est installée dans mon cerveau SANS MON AUTORISATION, donc je suis donc amenée à travailler sur ce conditionnement, pour que mon sentimentalisme mystique ne prenne pas toute la place quand il s’agit de réfléchir…
Or donc et bien dedans, oui, je suis allée quelle chance dans cette divine école, l’école laïque et je comprends la grande très grande déception de mon papa quand je lui ai annoncé que j’avais quitté hypokhâgne…
J’étais égoïstement plus portée vers l’action politique et syndicale que le bachotage intensif… Mais être là en ce lieu élitiste (on n’y rentre que sur dossier) , cela ne voulait pas dire forcément réussir. Il faut de vraies dispositions pour le bourrage intellectuel – ô quelle vilaine haleine – le vrai le bon celui qui conduit à l’ENA ou vers quels strapontins administratifs. Alors une chieuse comme moi avec ma grande lala plus portée vers la rêverie solitaire que le léchage des culs ministériels, – avec déjà ma vilaine haleine- il était évident que ma place était ailleurs. C’est un choix que je n’ai jamais regretté ! Destinée je n’y étais pas destinée !
Or donc cette école laïque, cette belle école est conspuée invalidée crucifiée mais quelle chance d’aller à l’école ! Ah lire lire c’est choisir lire c’est comprendre lire c’est prendre du sens et c’est la porte ouverte vers la liberté la preuve encore aujourd’hui des petites filles sont interdites d’école ! La preuve un patron préfère un gosse qui sort de l’école à 14 ans c’est malléable avant d’avoir eu le temps de goûter à la littérature à nos grands philosophes à l’histoire ah l’histoire terreau de vie pour comprendre le monde !
Mesure-t-on la chance d’avoir l’école obligatoire ? Mais le sophisme roule sur les routes de France où des gens crient à d’autres gens « va pleurer chez moi ! » !
C’est ça l’école de la rue cette rue devenue dortoir mouroir repoussoir
Cette rue vidée de colère remplie de misère !
Ô siècle de l’intolérance de ma France rance !
Siècle de la désespérance de l’errance intellectuelle de la médisance institutionnalisée de la manipulation organisée qui colle des étiquettes sur les individus de gauche de droite du milieu du centre du milieu du haut du milieu, athée, musulman, réfugié, immigré économique, bandit voyous chenapan oh désolée PAUVRE !
Tiens en voilà une, une étiquette et faudra s’en contenter : Humaine, hu aime !




