Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

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18 septembre 2015

ÉTIQUE ETIQUETAGE

Étique étiquetage

 

 

Je l’ai cherchée sur le pantalon pas trouvée allons bon ! Oui pas de robe dans le garde-pantalon !

 

Dans et sous le manteau non plus sans façon, il a dit non ! Alors j’ai creusé un peu plus profond, non mais là, tu rigoles, là ! Non de non !

 

Mais alors elle est où cette étiquette qui me situe made in ? Du genre t’es vaginale ou clitoridienne, les deux, bouffon !

 

Ah merde, l’étiquetage a été saboté vindiou de crénon de diou !

 

Il en a fallu du temps pour remodeler la bête pas toujours vidée de son formatage sociétal et idéologique religieux, on n’échappe pas à son éducation et à l’emprise du pouvoir de la société patriarcale comme ça !

 

La société conservatrice réactionnaire et patriarcale m’avait destinée (sur l’air de la chanson de Guy Marchand) à être une possédée une labellisée soumise, une mariée qui vote collée serrée aux bourses de son chéri ! Manque de bol je suis allée assidûment à l’école grâce à des parents innovants -merci merci beaucoup mes chers parents -  et et et Zorrotte est arrivée hé hé toute pressée hé hé et pan vindiou de diou : je suis sans dieu sans maître et je pisse au nez de la destinée !

 

Ô RAGE je suis allée – au gué vive la rose – dans ce sale vilain LIEU LAÏC hic sourire, après un passage conditionné à l’école de la prière obligatoire sinon des coups des punitions et des oreilles décollées oyé !

C’est un fait de mon vécu que l’école catholique et son catéchisme idéologique du « tu aimeras Dieu plus que ton père », m’a formatée s’est installée dans mon cerveau SANS MON AUTORISATION, donc je suis donc amenée à travailler sur ce conditionnement, pour que mon sentimentalisme mystique ne prenne pas toute la place quand il s’agit de réfléchir…

 

Or donc et bien dedans, oui, je suis allée quelle chance dans cette divine école, l’école laïque et je comprends la grande très grande déception de mon papa quand je lui ai annoncé que j’avais quitté hypokhâgne…

J’étais égoïstement plus portée vers l’action politique et syndicale que le bachotage intensif… Mais être là en ce lieu élitiste  (on n’y rentre que sur dossier) , cela ne voulait pas dire forcément réussir. Il faut de vraies dispositions pour le bourrage intellectuel – ô quelle vilaine haleine – le vrai le bon celui qui conduit à l’ENA ou vers quels strapontins administratifs. Alors une chieuse comme moi avec ma grande lala plus portée vers la rêverie solitaire que le léchage des culs ministériels, – avec déjà ma vilaine haleine- il était évident que ma place était ailleurs. C’est un choix que je n’ai jamais regretté ! Destinée je n’y étais pas destinée !

 

Or donc cette école laïque, cette belle école est conspuée invalidée crucifiée mais quelle chance d’aller à l’école ! Ah lire lire c’est choisir lire c’est comprendre lire c’est prendre du sens et c’est la porte ouverte vers la liberté la preuve encore aujourd’hui des petites filles sont interdites d’école ! La preuve un patron préfère un gosse qui sort de l’école à 14 ans c’est malléable avant d’avoir eu le temps de goûter à la littérature à nos grands philosophes à l’histoire ah l’histoire terreau de vie pour comprendre le monde !

 

Mesure-t-on la chance d’avoir l’école obligatoire ? Mais le sophisme roule sur les routes de France où des gens crient à d’autres gens « va pleurer chez moi ! » !

 

C’est ça l’école de la rue cette rue devenue dortoir mouroir repoussoir

 

Cette rue vidée de colère remplie de misère !

 

Ô siècle de l’intolérance de ma France rance !

 

Siècle de la désespérance de l’errance intellectuelle de la médisance institutionnalisée de la manipulation organisée qui colle des étiquettes sur les individus de gauche de droite du milieu du centre du milieu du haut du milieu, athée, musulman, réfugié, immigré économique, bandit voyous chenapan oh désolée PAUVRE !

 

Tiens en voilà une, une étiquette et faudra s’en contenter : Humaine, hu aime !

16 septembre 2015

L’église du coeur

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 5 h 17 min

L’église du cœur

 

Le fleuve de la vie coule en son sein. Il bat se bat se rabat et tape la chamade dans le flot de l’amour mais l’étreinte de la haine veut sa part d’espace, elle tambourine à sa porte et tente l’escalade…

 

Pauvre pauvre cœur mis à toutes les sauces celle qui s’avale avec une cuillère de bonne conscience, celle qu’on remue avec une pincée de jugements, celle qu’on dilue dans une masse de reproches, celle qu’on pimente pour faire chauffer ce nerf de la guerre qu’on tente de lui imposer…

 

Coule coule le fleuve de la vie que l’on a choisi pour lui. Pauvre pauvre cœur où trouver asile, son église n’est plus un abri. Le fleuve ne transporte plus que les déchets de la vie qu’on assassine petit à petit. Il suffoque se rebelle tempête rougit veut débattre mais les filets sont plantés en ligne frontalière reste chez toi tonne la raison de la Force.

 

Chaque être est une église chaque être porte sa croix celle du bonheur celle de la joie celle de ses choix celle de sa foi où qu’il soit l’être porte l’espoir de connaître le meilleur pour soi en soi pour l’autre cœur qui bat à ses côtés !

 

Dans la maison de mon cœur, église universelle, il est écrit des rêves en lettres d’espoir, par vos nos actes votre notre force votre notre ténacité à repousser l’obscurité…

 

Dans l’église de mon cœur, maison de la vie, il est écrit en lettres d’amour que la liberté ne se vole pas qu’elle est le bien commun qu’elle se partage comme le pain, divin fruit du levain de la vie.

 

 

15 septembre 2015

Rêveries fleuries

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 6 h 41 min

Marre marre marre

 

Marguerite ici ! C’est quoi encore ce travail ! Pan ! un coup dans les dents ! Pan un aller et retour sur les joues ! Marguerite se voûte repart au travail, sans fleur au courage cent fleurs sur les genoux.

 

-Trop longue ! Pan !

-Trop touffue ! Pan !

-Trop dentée ! Pan !

-Tu es éparpillée ma pauvre fille on se demande où tu as appris ton métier ?

-Oui père

-Ah ne fais pas ton insolente file !

 

Il y a longtemps que Marguerite ne se pose plus de questions elle attend sagement son heure pour filer justement.

 

Attendre n’empêche pas de réfléchir et Marguerite sait bien que la nature lui donne raison mais l’homme n’est pas dans la recherche de la vérité naturelle l’homme est dans le paraître alors il suit ce qu’on demande surtout que le client est roi !

 

L’heure approche Victor Lallèchehample envoie son commis livrer la belle commande pile poil prête. L’objet du désir est porté telle une majesté et livré au château du comte De vaux.

C’est que chez les Lallèchehample, on est le jardinier du comte de père en fils depuis des générations !

 

Sorti de son coffret le bijou est resplendissant et le comte s’extasie en disant : « Elle sera la reine du bal mon enfant ! Va laquais » dit-il en glissant un billet dans la poche du manant !

 

Ce soir au château c’est la fête des fleurs, une vieille coutume ancestrale, et le comte tient à montrer qu’avoir du sang bleu c’est plus qu’une tradition c’est une excellence naturelle qui se pare.

 

La comtoise dans la chambre de la gouvernante de l’enfant, sonne les festivités. Béatrice de la Pétaulière se mire dans sa jolie robe blanche dont le décolleté en diamant étincelle brillamment. Sa coiffeuse lui pose la couronne de fleurs délicatement. Elle rayonne chaque pétale à longueur égale lui entoure son visage radieux et sage.

 

Le comte est ravi, il sourit songeant aux jardins de Versailles où chaque arbre était ajusté au millimètre prêt, signe du pouvoir absolutiste de ce divin monarque que son arrière grand-père lui vantait assidûment !

 

L’orchestre entonne le chant de l’ouverture du bal, les minauderies se taisent, les belles sont emmenées par leur cavalier pour faire leur entrée.

 

C’est l’heure de ma sortie se dit Marguerite il est temps que rejoindre ma voie où l’artifice ne sera pas roi. Un jeune homme l’attend non loin de là, il porte lui aussi des rêves de liberté et sur sa marinière une marguerite dessinée.

14 septembre 2015

IRRÉVÉRENCHIEUSE !

Je ne serai jamais une féministe de salon.

Fille de la terre fille de ma mère fière fière fille de mon père guerrière guerrière plutôt crevée que d’être dans la norme plutôt crevée qu’être servante votre agréée subordonnée à la pensée unique à vos pensées du passé plutôt crevée qu’être la putain la femelle la femme que cette société bourgeoise attend de mon comportement plutôt crever que de m’agenouiller mon combat est un combat de terrain mon combat est un combat depuis toujours contre l’obscurantisme contre le pouvoir bourgeois et si je ne peux plus hurler dans la rue en marchant je serai encore là mon combat continue avec ma plume oui je suis tenace et guerrière oui je hurle ma révolte et quand je n’ai plus de mots pour la colère que mes mots se taisent de trop de tristesse je me relève par amour par foi oui vous voir souffrir me fait souffrir oui je suis bien de votre meute oui vous êtes ma force mon émoi…

 

Je ne serai jamais une écrivaine de salon.

Oui mes mots sont les fruits de ma passion de mon délire ils courent se placent comme je le veux où je veux je conchie les normes les espaces les GROSSEURS mes mots dansent pleurent jouissent chient et meurent !

Oui irrévérenchieuse je suis depuis toujours et pour demain c’est certain.

 Chieuse oui, je suis, l’irrévérence m’habille et ma dose de fierté ne gâte pas mon nuage de modestie dans ma tasse de vie.

Oui modeste les yeux droits dans les yeux de toutes mes souffrances qui ne sont rien de moins rien de plus que celles de tout humain.

 Fière d’être votre sœur de passage.Honorée d’être à vos côtés sur nos routes croisées.

Irrévérenchieuse,

je conchie toutes les bien-pensances qui sanglent musellent l’appétit de vivre que l’on reçoit en naissant !

Je conchie cette société capitaliste et ses politiciens leur panse dans le purin de leurs idéologies perverties !

 Oui je suis irrévérenchieuse pour aujourd’hui et pour toujours et je m’en fous si c’est grave !

Ainsi soit-elle !

 

 

 

10 septembre 2015

La première

interrogation du matin :

je blogue donc je suis ?

puis :

Je suis donc je pense ?

 

Je blague donc je sue ?

 

Je sue donc je pue ?

 

Je sens donc je suis ?

 

Où ?

Mais la Chiche qu’a-t-elle mis dans la marmite ?

La pleine lune n’avait pas encore sonné que Vincouillette tartouillait le fond de son chaudron en chantant ! 

« Quand je fais de la bonne souplette je suis sûre que tout le monde en reprend ! 

J’attends le retour de Culnérousse avec une dizaine de paires de couilles !

Ah la voilà alors ma biche- surnommée aussi Chiche mot qu’elle dit autant de fois qu’elle ouvre sa bouche- tu me ramènes quoi ?

-Des bonnes bien molles ma bichonnette ! J’ai entendu à la radio Sortonpot 4 qu’en pays du Hollande il y en avait un paquet dixit un ex-futur présidendiable !

-Je sors les épices ça faire être cochon !

Ce qui est certain pour faire une bonne souplette faut y mettre une dose d’extravagance et pour trouver ça rien ne veau le pays qui sort sur un plateau ses couilles tant pour le sport que pour la politique !

Il y en a un je lui ai dit pour lui fendre la nouille :  » où est le billot que je fasse du pâté, il a filé comme un lapin ! »

Bah je le garde pour la prochaine lune !

-Allez je touille on mange dans une heure !

La cuisson des couilles molles est rapide mais bichonnette- dame Vincouillette- fait monter les épices ainsi la mangeaille est juteuse ! 

9 septembre 2015

DIABLE !

Classé dans : Allergique hic !,certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 11 h 08 min

Diable !

 Il est là il fouine il se voûte fouille partout il est fou il est fou il est tout rabougris le monsieur du dessous qui colle à tu-tête sa musique à la fenêtre à faire peur aux abeilles mais qu’est-ce qu’il a ? Qu’est-ce qu’il a ? Ah il cherche sa France il pleure il couine il se demande si sa France est encore française il a peur, sa chatounette s’est acoquinée avec le chat du voisin, un persan ! Mon dieu quelle histoire ! De quoi en perdre son latin ! Oui latin le lapin s’est fait la belle aussi mon dieu où cela va-t-il conduire ? Au magasin du coin pour l’achat de quelques mouchoirs made in china aaaaaaaah !

Au nom de l’amour

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 6 h 59 min

Au nom de l’amour

 

La maison du bonheur,

 

ouverte aux vents et aux marées ouverte aux manants se voulant la terre promise des petites gens la maison aux mille papiers mille sauvetages n’a pas toujours d’espace pour ses propres occupants… pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers sa demeure.

 

Ouverte aux produits nettoyants balayée de la tête aux pieds astiquée à toutes heures de la journée la proprette senteur soleil d’été rend sombre le cœur de ses habitants…pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers la lumière.

 

Ouverte aux reliques pieuses tatouées aux citations bibliques sanctifiée bénite aux repas, l’arche noyait les tentations les divergences de ses jeunes, agenouillés à l’heure du dodo… pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers la diversité.

 

Ouverte à la procréation naturelle la ruche grossit d’année en année. Dans ses flancs poussent des plantes qui sont des parents avant d’être des enfants au nom de la liberté des grands… pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers le temps du jeu.

 

Ouverte à la loi de la foi du plus fort tous marchent aux pas cadencés pas de danses endiablées on n’est pas là pour rigoler ; tu seras un homme fils, une mère au foyer fille… pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers la différence.

 

Ouverte à l’école de la jungle, la demeure n’a pas de murs de barrière l’enfer passe comme le paradis ou toutes autres filières. les géniteurs s’en remettent aux grands de la descendance, le guerrier se construit dans la rue en sainte horreur de l’école… pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers la bibliothèque.

 

Ouverte à l’absence de contrainte le nid est mobile il y est interdit d’interdire l’éducation est un champ de blé va comme je te pousse, l’enfant défèque partout déchire tout à la gloire de sa liberté s’en remettre à son bon sens, courir dans tous les sens, faire toutes les expériences jusqu’à se retrouver aux urgences…

 

L’enfance… garantir sa liberté… par son observation, sa connaissance, le respect de ses droits… trouver son chemin de parent, mais pas que, de celui aussi qui accompagne l’autre à travers son couple…se frayer une voie pour soi est aussi difficile, se trouver déjà soi-même… vaste travail et vaste combat semés d’embûches, l’erreur est humaine, la vie n’est-elle qu’un champ d’expériences ? Si l’amour est une nécessité, l’essentiel n’est-il pas de permettre aussi à chacun de développer sa propre personnalité ?

C’est un vaste projet mais choisir pour l’enfant sa religion est déjà la preuve qu’il n’est que le prolongement de ses parents… pas tout le temps heureusement la liberté trouve toujours un chemin vers sa conscience…

6 septembre 2015

Le jour le plus court

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 12 h 35 min

Un jour les enfants ne dessineront plus de ciel sur leur marelle

un jour les enfants ne dessineront plus de marelle 

un jour les enfants ne dessineront plus 

les crayons aussi auront disparu.

TOXIQUE

TOXIQUE

 

Tu naîtras comme je te dis

à la date choisie

tu auras le sexe et le genre que je te dis

tu mangeras ce que je te dis

tu seras végétalien si je le dis

tu joueras avec ce que je te dis comme je te le dis quand je te le dis

tu ne joueras pas si je le dis

tu iras à l’école si je le dis

Tu liras ce que je te dis

tu liras comme je te dis

avec la méthode que j’ai choisie

tu prieras le dieu que je te dis

tu vivras ce que je dis comme je le dis

comme on me l’a appris c’est ainsi 

la dictature a mille visages

et s’il advient que l’enfant dans ce champ de mines puisse un jour connaître la liberté; sur cette planète, le monde des adultes, ce monde d’égoïsme qui pervertit ciel et terre, lui prépare un avenir où les oiseaux ne chanteront plus les abeilles auront rejoint le ciel…pourri par les rejets toxiques.

 

Toxique la politique, toxique la religion, toxique la guerre, toxique l’économie, toxique toxique toxique la haine la haine qui tue des filles parce que fille jusque dans le ventre de la mère…

 

Monde raciste monde esclavagiste monde machiste monde de profit monde de connerie.

 

Il n’y a pas de place pour l’enfant dans le monde des adultes et si on se penche sur l’enfant c’est pour s’en servir : l’enfant l’instrument de tous les pouvoirs !

 

Droit debout l’enfant regarde l’adulte écoute reçoit des coups meurt sous le joug !

Où est l’amour ?

 

Nous pouvons nous pencher sur l’enfance

 cette enfance prostituée violée exploitée

cette enfance affamée oubliée

oui penchons nous

sur l’enfance

mais pas une fois morte

monde d’hypocrisie !

 

 

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