Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

  • Accueil
  • > certains de mes écrits 2015

6 septembre 2015

Le tricot c’est coton !

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 05 min

Il était une fois Bibi Fricotin*, ah non ce n’est pas cette histoire là.

Il était une fois Bibi la reine des aiguilles, elle avait trouvé refuge dans une vieille boîte abandonnée dans la remise de mémé couture qui ne sortait même plus pour s’occuper de son jardin.

Bibi était fort frileuse et aimait la compagnie mais la peur du chat lui fit quitter la demeure de la douce dame.

Bibi, blanche comme une colombe, aimait à s’habiller des fils de coton de toutes les couleurs qui illuminaient son carton. Un joli monsieur passant par là, en âge encore de faire son mignon, lui conta fleurette par mille chansons et vers des plus beaux de la terre. Bibi et ce doux chantant, Thun, devinrent amoureux, transis d’amour l’un pour l’autre. Bibi aimait à dire en miroitant son amoureux qu’elle avait bon teint.

Ils cachèrent leur bonheur entre laine et coton et creusèrent leur nid dans un joli morceau de bois « assez grand ma foi » dit en riant le bâtisseur, qui avait la tête en forme de couronne. Bibi en reine des aiguilles tricotait bien et fricotait bien aussi. Cette douce Bibi tricota Thun : « J’ai la côte » disait Thun à sa chérie. Bibi le tricota une maille à l’endroit une maille à l’envers et même sur les côtés. Ah Bibi était généreuse et tendre et moelleuse heureuse… Thun très heureux lui faisait savoir en chantant : «  Tu es la reine du tricothun … ».

a tricotin

Le bonheur était dans leur demeure quand, un jour de grande pluie, mille tremblements les secouèrent. Ils n’avaient nul part où se cacher ! Ils sautèrent du carton et cherchèrent abri dans un lieu qu’ils ne connaissaient pas. Bibi entendit la voix de mémé couture et montra le bout de son museau : « Oh ma belle tu es encore là ? Je n’y crois pas comme tu es belle, viens je ne te veux pas de mal » et Bibi se retrouva sous caresses dans la main de mémé couture.

Thun croyant sa belle en danger sauta sur le fauteuil et prêt à mordre fut accueilli avec tendresse : «  Thun Thun c’est mon amie ! » et Thun se retrouva sur les genoux de mémé couture, qui avec quelques miettes de gâteaux, leur expliqua qu’elle s’était reprise d’amour pour le canevas, qu’elle se souvint qu’il lui restait quelques écheveaux de laine dans la remise et qu’elle serait fortement heureuse s’ils acceptaient de vivre ici avec elle. « Soyez sans crainte le chat est parti dans un autre monde » ajouta-t-elle un peu triste.

a écheveau

 Depuis ce jour une colonie de souris blanches joue les fées des aiguilles auprès de la plus douce des couturières. Il va s’en dire que la décoration de la demeure a pris une belle dimension colorée. Tricotins machines à coudre et boîtes de peinture égaient les jolis bambins qui chantent qu’ils sont les rois de la grimpette en haut de l’étagère où trône un vieux tricotin peint par ces jeunes diablotins pétris d’amour !

 

 *Bibi Fricotin souvenir d’enfance, « est un personnage de bande dessinée, créé en 1924 par le dessinateur français Louis Forton, le créateur de la BD Les Pieds Nickelés, qui a donné son nom à la série de bande dessinée éponyme ». Source Wikipédia. Ah les pieds Nickelés une des BD préférées de mon père que je dévorais évidemment, quel pied !

5 septembre 2015

Javellisée

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 24 min

Javellisée

 

« Poli ici ! Ah nom de dieu ce chien est une vraie erreur animale ! Tu lui dis attaques et il court mordre le cul du poulet voisin, mais bon sang, Poli, tu ne le vois pas là ce fils de p… là ! Poli ici on rentre j’ai fait mon quota ! ».

Il lance un grand coup sur le camion de ramassage des déchets, véhicule ainsi nommé soit disant pour moins de visibilité et plus de transparence biologique en hurlant : « C’est bon »  et file vers une vieille casserole qu’il rafistole à sa manière, c’est une passion.

 

Ah le métier devient de plus en plus dure quand il a été embauché tout était clair : les bronzés les foncés dans le fourgon sans sommation. Trois coups de crayon sur des cases à remplir, un coup de tampon, mais voilà, ça c’est compliqué. Le nettoyage a eu de nouvelles normes, qui, il faut bien l’avouer le dépasse complètement.

Le gouvernement a pris un chemin qui, il faut bien le dire au début fut fustigé mais par la suite fit un grand bon vers une forte adhésion.

 

A la suite du retour de la morale et de son apprentissage obligatoire à l’école, puis de l’éclosion d’écoles confessionnelles à foison, de nombreux incidents culturels et sociétaux éclatèrent dans cette nation, c’était le but du jeu. Ils furent monter en épingles chaque jour chaque heure chaque minute par une presse à la botte du plus puissant du moment qui fit voler l’assemblée nationale vers plus de répression.

Une horde de moralisateurs de tous camps fit monter la moutarde au nez d’électeurs sans casquette attitrée qui prirent d’assaut les rues de l’Élysée en scandant : « il faut moraliser la politique ! Ça suffit etc etc etc ».

Que se passa-t-il donc pour qu’une « délégation » improvisée de ce rassemblement soit reçue manu militari dans La chambre du pouvoir ?

Je ne peux en dire plus au risque de me retrouver au fourgon… Ce qui est certain c’est que tout se doit d’être poli policé lissé tissé dans la propreté et l’ordre soigné ainsi tout est prôné textualisé voté à l’assemblée qui donne au peuple ravi un ministère javellisé : la police culturelle.

 

André-Mathieu rentre en sa demeure, se déshabille, pose ses instruments de décontamination sur la table à outils, donne à boire et à manger à son chien et file à la douche. Il prend son temps ne pense à rien chantonne et puis va s’offrir une bonne bière bien fraîche, nu comme un ver, au milieu de son salon.

Crénon de vindiou de diou, il n’avait point vu la mère Michèle plantée là les yeux horrifiés avec son sauté aux lentilles. Ni une ni deux il lui saute dessus mais elle a commencé à crier la vilaine ! Il lui colle une main sur la bouche et l’autre sur la gorge puis les yeux dans les yeux lui dit : « je vous ai déjà dit de sonner avant d’entrer mère Michèle ! Faut qu’on parle » et il se dirige vers la cave. Outrée la mère Michèle lui assène un coup entres ses deux roudoudounes livrées à l’air qui le fait plier à terre et lui crie : « Ouvre bien tes oreilles mon lapin et respire moi ça espèce d’âne » et vlan tombe une caresse de chat entre ses deux oreilles qu’il a bien grandes !

« Dis donc André-Mathieu est-ce que je suis sur ta liste ? si j’ai crié ce n’est pas de voir à poil un nigaud de ton espèce, crétin, mais je t’ai connu roux mon garçon qu’est-il arrivé à tes poils ?

-Pardon ma Mère mais les roux sont suspects, j’ai jamais avoué que je suis roux !

-Suspecté mais de quoi ?

-D’avoir des colonisateurs dans mes gênes qui ont pillé jadis la Nation !

-Ah ben nous voilà bien mon pauvre garçon !

 

Dans le salon d’André-Mathieu, la mère Michèle prie Dieu et son garçon puis dit à son ancien pensionnaire, fort habile du rabot et des ciseaux : « Ils sont fous, va t’habiller mon fils, il va falloir que tu penses à te reconvertir ! ».

 

André-Mathieu sourit et demande à la Mère : « Avez-vous besoin d’un menuisier dans votre couvent ? 

-Ce n’est plus vraiment un couvent mon enfant tu risques d’être surpris ! Non, mais si tu sais jardiner, tu es le bien venu !

-Bonne mère ! Non non ce n’est pas un juron ! Dit-il faisant mine de cacher ses oreilles !

Qu’il a grandes !

L’hommage se livre à l’aube

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 4 h 19 min

Tous les jours que Dame nature fait, elle se lève, à l’heure où d’autres rentrent groggy de leurs festivités. Elle se lève fidèle, craquelle lentement puis s’assouplit doucement, elle est belle la fidèle, belle et courageuse, la fierté modeste à ses extrémités. Elle plonge au cœur du fruit du soleil, qu’une autre courageuse a façonné pour elle, belle belle divine sensuelle, majestueuse, graine de vie, poudre magique.

A l’heure où d’autres rêvent, elle travaille chaque matin, elle est là, fidèle pour chacun de nous, la main qui pétrit le pain.

3 septembre 2015

Pomme pomme pomme pomme

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 7 h 10 min

Quand les peuples s’éveillent les possédants sortent leur arsenal répressif, pas un jour sans un acte contre les libertés des peuples à disposer de la liberté

de penser de manifester de se solidariser

pas un jour sans un acte d’agression de tension de violation

et vous voudriez me faire croire qu’ils vont se bouger contre le réchauffement climatique cette clique qui ne pense qu’à son profit ?

Sans changer l’économie l’homme signe son arrêt de mort ! on est mal on est mal !

La seule solution étant l’éradication du capitalisme, on est mal on est mal et ne dites pas « chacun pour sa pomme » les pommes on ne les aura plus sous les dents !

Sans nous les petits les vilains les sans-rien les sans dents les rugissants les aboyants les rageants qui qui pour faire monter la pression des révolutions ? la dernière à faire est d’une urgence capitale !

Dire haut et fort que c’est une affaire d’extinction de notre extinction pas de tri sélectif au fond de sa cuisine !

1 septembre 2015

Faut rigoler pour empêcher le ciel de tomber !

Dans la famille « Sans Parti Fixe »,  je demande l’idéologue, ben oui quoi, c’est pas parce qu’elle se dit sans idéologie, qu’on ne la sent pas ! 

31 août 2015

A la soupe à la soupe

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 6 h 42 min

RENTRÉE DES CLASSES

 

 

Classes affaires.

En première, s’il vous plaît dans son costume top CAC 40, l’homme d’affaires s’affaire -faudrait pas qu’il rate la marche du profit- met une dose de bonnes résolutions un doigt de stratégie politique dans sa mallette en cuir sans oublier le figaro sous le bras en signe de reconnaissance et part à la conquête de la terre !

 

Classes politiques.

En université d’été, l’hiver c’est galère, dans son costume de messe, l’homme politique a fait le plein de promesses, savonné à la fleur d’illusion, rasé de près, le poil c’est politiquement incorrect, il est faim prêt : 1,2,3, paré à se frotter à la seule chose qui l’amine le pouvoir et 2017 ça se prépare maintenant pan ! MANGER !

 

Classes chômage.

Cinq millions de pauvres bougres culpabilisés vilipendés mangeant toute l’année les restes de notre société de consommation, sonnées castrées humiliées, sommées de prendre n’importe quel boulot n’importe où et m’importe comment à pieds à vélo le jour où ceux là, les sans-rien, les sans-dent, feront leur rentrée dans la rue, elle va pas chômer la force du bâton !

 

Prolétaires de tous les pays unissez-vous il faudrait déjà que tous les prolétaires d’un même pays soient unis hein m’dame CFDT qui a niqué les luttes pour nos retraites en 2002, en signant avec Fillon cet ex umpiste qui veut se mettre en piste en 2017; t’inquiètes bichon on sera un paquet à ressortir ta participation à la mise à mort des services publics con !

 

2002 c’est déjà loin et on nous parle qu’en 2100 la mer aura monté d’un mètre et qu’il faut s’adapter à ce qui nous tomber dessus nous ?

 

Classes d’adaptation.

Du psychanalyste à l’instituteur du conseiller financier au curé de ta paroisse de l’écolo bobo à l’écolo capitalo ces classes permettent de gérer l’échec pour quel succès? Il paraît que s’adapter est un signe d’intelligence hé bien l’homme s’est adapté au capitalisme il s’est tellement bien adapté sur notre belle planète qu’il va aller vers son extinction, c’est beau l’intelligence…

 

Classes littéraires.

Le livre le plus vendu c’est la bible à vos plumes ! 1 2 3 écrivez la science de vos mots pas pour remplir vos petits porte-monnaies, qui vit de ses talents ?  Ne comptez pas trop accéder au miroir aux alouettes sans passer par la case des élites critiques certes il n’est pas interdit de rêver son imagination au pouvoir !

 

La rentrée des classes la rentrée des bambins ces doudous qui vont se farcir une école à plusieurs vitesses, avec en plus ces rythmes inégalitaires vu que ce sont les communes qui s’y collent, les budgets sont disparates donc les activités…là aussi il faut une bonne dose d’imagination, d’imagination ou de soumission pour réussir puis accéder ensuite au saint collège avec tous les savoirs faire et autres subtilités * de la grande éducation pour atteindre la foire du bac, la gloire du bac et finir pour beaucoup dans le panier de pôle sans emploi…Une pensée pour nos vaillants guerriers institutionnels la foi en boutonnière qui vont se coltiner l’école du capitalisme ! Ben oui on a bradé depuis un max l’école libératrice !

*Le référentiel bondissant !

 

J’ai suivi un reportage qui montrait un ingénieur au chômage depuis un an qui n’avait trouvé dans la hotte gouvernemental que des vendanges à faire.

C’est sûr que ça va péter c’est sûr pas pour cette rentrée mais je suis sûr que la lutte des classes fera sa rentrée elle n’a pas besoin du mois de septembre elle agit dans la marche du temps à l’heure révolutionnaire !

 

 

Ps : Voir le budget de l’état sur Wikipédia

Fraude fiscale pour travail non déclaré entre 15 milliards et 20 milliards

fraude sociale 458 millions récupérés sur trois ans

recettes fiscales nettes 284 354

recettes brutes 386 410

prélèvements au profit des collectivités territoriales et des communautés européennes -74 417 dont 8 M de RSA

remboursements et dégrèvement -102 056

 

30 août 2015

L’amour ne rend pas sourd !

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 18 h 19 min

Une pluie torrentielle balaie mouches et crottes de pigeon sur les fenêtres de la cuisine, Max fait du thé pour sa dulcinée : « Le temps ce matin ? Ô il bruine ma chérie pourquoi tu veux sortir ? ». Non Max n’est pas breton…

Le jeune homme fort en jambes monte quatre à quatre l’escalier et pose le plateau du petit-déjeuner sur l’édredon et demande coquinement : « Où elle est cachée ma promise? » et fait mine de ne pas la trouver, désespéré. Non Max n’est pas comédien.

Thé et café dansent dans les gorges chaudes des deux jeunes gens quand ils entendent la porte d’entrée claquer.

La tante Denise est là qui attend et leur glisse un mot sous la porte de leur chambre : « j’voudrais pas vous déranger trop tôt les jeunes mais il y a comme une odeur de moisissure qui sort de la salle de bain, pour sûr qu’elle n’est point propre ! ».

Depuis trois jours qu’ils n’ont pas vu le jour ils ont oublié de ramasser leur linge qui traîne par ci par là et la visite de leur tante qui est venue comme prévu fermer le gîte. « Ô quelles bonnes croûtes de fromage tata, dit Béatrice, qu’on aura oubliées de ramasser… ».

Denise soulèvent les épaules et file au salon. Non Béatrice n’est pas corse !

Enfin les deux beaux jeunes tourtereaux peignés lavés valises remplies salle de bain lessivée et poubelles déposées, rejoignent la tante Denise dans son bureau.

« Quelle formidable semaine dit Max et comme vous êtes rayonnante ce matin ma tante ! On en oublierait que le soleil n’a pas daigné sortir de son lit ! ».

« Ah mes chers petits l’amour rend vraiment aveugle mais pas sourd. Bienvenue dans la famille, jeune marseillais à la voix charmeuse, bienvenue et ça c’est bien vrai, foi de tante Denise ! ». Il va s’en dire que l’accolade qui suit, respire la bonne humeur. « Un peu plus on se croirait à Marseille ajoute Max !

-Allez filez garnements le train ne sifflera pas trois fois ! ».

Nouée la bouée ?

Classé dans : certains de mes écrits 2015 — eructeuse @ 8 h 02 min

Nouée la bouée ?

 

Je marche dans la brume de mes pensées centrée sur mon ventre qui crie sa lave et comme à chaque fois que mon foie me lance sa bile en pleine face je transite dans l’espace existentialiste de mon antre : ah être sa foi sa contemplation son espoir sa croix et pars divaguer sur la barque de ma vie…

 

Ô Noé qu’as-tu mis dans tes cales pour que la gale pousse sur le cœur de l’homme qui parle sans cesse de cette drôle de maladie que le fait chanter rêver onduler transpirer écumer divaguer gémir et le ferait mourir : l’amour ?

 

Ainsi donc des maladies sortiraient de ses rayons ? L’amour serait une maladie ?

 

Bonjour docteur j’ai mal au cœur !

 

Est-ce que la jalousie se soigne avec deux comprimés pour faire tomber la fièvre ? Est-ce que la vengeance se soigne avec une aide à domicile qui vient aider à ranger tout ce que ce petit bouchon se vente d’avoir détruit ? Est-ce qu’il lui faut un souffleur de verre pour ranger sa pantoufle de princesse et son grain de folie dans une bouteille à jeter à la mère au père au frère et à la gueule de tous les hommes de la terre ?

 

Ah puisque tu m’aimes tu dois souffrir ?

 

Ah Dieux de l’Olympe d’où vient cette croyance qui hante et séjourne collé serré au cerveau de l’espèce humaine que l’amour est une souffrance ?

 

L’amour se vole se voile se dévoile se viole ?

Quel est donc le nom de cette affreuse maladie qui en noie plus d’un et plus d’une dans le désarrois ?

 

Ô rage ô désespérance, peut-on aimer sans être payé en retour ? Le juste prix ?

Juste ciel !Juste ciel ?

 

Juste une citation pour parachever et achever l’angoisse ?

De monsieur Camus :

« L’amour est injustice, mais la justice ne suffit pas. »,

de quoi avoir la bouée nouée ?

29 août 2015

La retraite au flanc beau

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Hi ronde d'ailes — eructeuse @ 7 h 29 min

La retraite au flanc beau

 

Le soleil n’est point encore levé que le blabla de la poule bavarde monte déjà du poulailler ! « T’as la verve montée sur ressort ce matin mon trésor ! » lui roucoule son coq coquet dans leur nid douillet ! Cest que dame poulette est du matin et sa sève lui réclame quelques cocoricos assez montés.

La plume voluptueuse la dame confirme son assentiment et bat de ses ailes charmantes en lieu et place du réconfort. Mais le maître du temps à la la trompette en ce jour de l’an neuf, un peu ensommeillé, il est passé à la retraite et compte bien en profiter !

« Ma douce chérie c’est mon premier jour de retraite et j’ai le flambeau un tantinet fatigué ; laisse moi deux minutes sous le duvet et tu verras la flamme de mon flanc beau s’élever ! Il n’en fallu pas plus pour que dame gourmande lui vole dans les plumes !

Le coq coquet sous la prise de sa bastille sourit à sa belle : « C’est toi la reine de tous mes matins ma chérie » et un immense cocorico résonne au moment où les premiers rayons du soleil chatouillent les nuages dans le ciel…

Pas certain que ça plaise au nouveau locataire arrivé hier pour chanter sur le vieux tas de fumier !

Ce qui est sûr il n’y a pas d’heure pour le chant de l’amour. 

27 août 2015

CARESSES

Classé dans : certains de mes écrits 2015,Suavement — eructeuse @ 8 h 03 min

Il ne voulait pas se laisser aller il refusait la douceur de la caresse pensant qu’elle allait entamer son cuir son bouclier sa couverture sa supériorité face à ce petit être dansant la croupe ondulante les seins pointés conquérants le désir triomphant insistant la main sur le dos de ses reins puis devant l’assaut pacifiste il s’est rendu il a vécu la rencontre totale qui fait danser la lune avec le soleil dans l’illumination de cet amour charnel où l’homme et la femme sont peau à peau cœur à cœur les mêmes sensuels.

L’amour est un long fleuve magique.

123456...20
 

ملنكوليا Mélancolie |
Lit et rature |
Contesgothique |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Bellalife
| Adelaidesa34
| Esperancelife