Les spermatozoïdes
« Nous étions trente millions massés derrière la porte,
une seule idée, la porte, la porte…
Ça y est, c’est parti, la porte est ouverte,
c’est la ruée au dehors, ne pas s’affoler.
Déjà, les premiers ont été massacrés, pietinés.
La moindre pitié entraîne la mort,
mais, je dois être cinglé de philosopher à un moment pareil,
courir, courir, tenir, tenir….
Ceux qui ont la rage de vivre, il n’y a que ceux-là qui tiennent,
Les mecs tombent un à un, morts avant de toucher au but…
Soudain je l’aperçois, il est là devant mes yeux,
Il est là devant moi, ce palais merveilleux.
Que c’est beau, que c’est beau, j’entre en un paradis ;
Alors ! C’est là qu’elle est cette garce de vie.
Pendant neuf mois entre elle et moi, ce sera le nirvana.
J’suis l’vainqueur de trois millions,
Je sors du néant, j’ai un nom !*
Neuf mois sans froidure, ni chaleur,
Pendant que les autres vainqueurs, ceux qui sont déjà dehors,
M’attendent pour se battre, voir qui sera le plus fort.
Pendant 70 ans, la bagarre recommence,
C’est la vie, c’est la vie, c’est la vie…
Paroles et musique de, Ricet Barrier. 1999.
Où va se nicher la gloire ! Et le sophisme !
*Ah ah t’as un nom, surtout ne lui parlez pas de fusion !
Ah suprématie… ta gueule femme ! Arrête de te marrer !