Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

22 octobre 2019

Les couleurs de mes saisons

Mon cœur est un arbre aux couleurs de mes saisons : le vert de mon enfance en partance dans les plis de l’oubli, avec sa naissance au printemps, s’est marié au jaune d’une trentaine triomphante… Ils ont glissé dans le pourpre de mon automne qui palpite, crépite, s’agite, colère encore aussi et ils se clôtureront dans le blanc de mon hiver… Mon cœur est un arbre aux couleurs de mes saisons qui dit merci aux faiseuses de vie…

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20 octobre 2019

Pain et bain bénis

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 7 h 51 min

Pain et bain bénis

Elle était la reine du pinceau, du plumeau, de la balayette, de la serpillière, elle passa son diplôme de ménagère et obtint un poste à l’Assemblée Nationale d’une Nation Raisonnable !

Hélène, Sophie, Armande de la Pissautery devint « dame pipi »…

Dans ce lieu si intime, trônaient des messieurs et dames de pouvoir, tous assis dans la même position pour rendre à la terre, ce qu’ils ne pouvaient conserver en leur royale personne. Ils oubliaient que leurs conversations de salon pouvaient arriver aux oreilles de la dame assise derrière sa petite table, sur laquelle siégeait une assiette, rappelant qu’elle passait derrière eux, et que cela méritait une récompense !

S’acquitter la tête haute de leur obole après un autre allèchement peu conquérant, en évitant de la regarder et en grognant quelques mots courtois, donnaient aux orateurs, des contorsions qui amusaient énormément Armande !

Un jour, un jeune loup tout neuf, point encore couvert des cicatrices des morsures de la politique, les crocs en avant, pointa son museau et vociféra sur les cabinets de dame Armande, les trouvant moches, vulgaires sans oublier au passage de persifler son dédain à cette dame au métier inutile ! Armande en prit ombrage mais ne moufta mot, question d’éducation !

Ce jeune loup de son nom Chimax ne supportait point de devoir faire sa grosse affaire dans une proximité outrancière !

« Tout le monde ne peut pas se comporter sur son trône comme le roi soleil », lâcha dame Armande ; ce qui irrita un peu plus le politicien déjà bien mis à mal ce matin là !… Une sorte d’aigreur enfla chez ce jeune contrarié aux flatulences contraignantes !

Un après-midi, après un copieux repas, il se fâcha : « C’est odieux, ce lieu empeste, incommode ! Et ces cuvettes m’indisposent ! »

C’est qu’il avait le caca court et lourd et à chaque tombée, le petit gros éjecté l’éclaboussait ! Ce bain forcé le faisait sortir de ses gongs ! Il fustigeait, maudissait ces WC inadaptés ! Il avait pu étouffer ses grognements entre ses crocs et se dit : « C’est décidé je vais révolutionner tout ça ! »

Il sortit, toisa dame Armande sans lui dire ce qui bouillonnait dans sa tête : « Vous allez déguerpir ! Vous n’avez rien à faire ici, nous sommes dans un lieu privé de l’état ! Vous irez dans une pissotière de gare, madame mange sous ! » Il mit un coup de pied dans la table, ce qui fit voler l’assiette et ses petites pièces sur le sol, de quoi bien humilier dame Amande qui sera obligée d’être à quatre pattes pour ramasser son pourboire merdique !

Elle en avait vu de toutes sortes des politiciens mais celui-là c’était le pompon ! Elle se dit qu’il s’adapterait à ces lieux quand elle eut vent lors d’une cacophonie moqueuse qu’il avait breveté une idée de projet : construire une cabine auto-nettoyante, aménageable dans un confort luxueux selon le prix qu’on souhaiterait mettre, personnalisable, adaptée à la défécation de chacun, avec un code… et son nom gravé sur la porte ! Si fonctionnelle qu’on pourrait la poser là où on le souhaitait, comme furent poser les coins douches-toilettes dans les hôtels etc…

« Ce défécateur intempestif commence à m’indisposer ! », se dit dame Armande, elle alla s’acquérir de son avenir auprès de qui de droit…

Quelques temps plus tard, Chimax passa, sifflotant et toisa dame Armande en lui disant : «Je vais me faire des couilles en or avec mon projet, dame caca, c’est du pain béni pour moi  ! »

L’appellation la fit bondir ! Jamais on ne l’avait traitée de la sorte ! Elle prit la balayette à WC et lui brossa les dents : « Vous, c’est par tous les trous que vous déféquez, puisque je suis dame caca, je nettoie et ce bain de bouche, c’est gratuit ! » Et elle partit sans se retourner… Des rires arrivaient à ses oreilles qu’elle décida de porter à la campagne pour une retraite bien méritée !

12 octobre 2019

Le temps file

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 8 h 58 min

Le temps file….

 

Sur le fil de ma vie que de choses dites, d’actions menées, de projets stoppés, de larmes coulées… Comme elle file cette année ni en toile ni en dentelle, petite couturière sur son canevas de rêves endormis, d’amitiés trahies mais se fait-on des amies en politique ?   Année moins meurtrie que les autres… car sont éteintes les amours fracassées…et d’autres lumières brillent !

Mourir pour des idées ?… Aujourd’hui comme hier, cocufiée pour ses idées… Mourir d’aimer ? Ni un porc ni une traitresse ne méritent qu’on perde la vie pour eux…

Dans les tourmentes de la vie, essayer de rester lucide… Quant à la confiance elle est six pieds sous terre…

couturière

Image Pixabay

6 octobre 2019

BROUETTE QUI ROULE N’AMASSE PAS ROUILLE

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 11 h 25 min

BROUETTE QUI ROULE N’AMASSE PAS ROUILLE

 

De retour du marché, dame Danemoh de la Rochement, sur sa chaise portée, croise dame Moineau avec ses poireaux beaux et ses pommes de terre toutes à l’air, dans sa brouette quelque peu bruyante sur les cailloux du chemin, cheveux et jupe au vent… !

« Ciel vous ne pouvez point vous empêcher d’être bruyante, lui tance la noble personne du haut de sa chaise venue d’un autre âge grand.

- C’est à moi que vous parlez ?

- Diantre ! Mais qui d’autre tambourine l’espace de bruits incongrus ?

- Gru qui est une grue ?

- Que vous êtes vilaine ! On m’avait bien dit que vous êtes une persifleuse !

- Plaît-il ? Je ne vous connaissois pas la vieille !

- Mais moi je vous connais, langue de vipère et de ragots ! Vile pesée lourde de médisances !

- Hé la rançonnée ! Faudrait à voir à me parler autrement ! Je ne suis pas votre corvéable, ni de loin ni de près !

- Ah voilà ! Je disais bien la vérité vous avez dit « la rançonnée » !

- La rançonnée c’est pô de ma science ce mot là ! Vindiou si votre époux avait payé la rançon pour vous récupérer, personne ne vous appellerait comme cela !

Son époux avait dit : « Pas un sou pour ce poux qui se signe dès que je rentre dans le lit conjugal comme si j’étais le diable, j’ai épousé une femme mais j’ai pas vu sa toison depuis moultes saisons… ça doit être tout rouillé sous ses kilos de chemises ! »

C’est l’évêque son cousin qui paya de ces écus, le noble derrière ici porté !

- Bon ma brave dame j’ai du boulot et moi, faut bien que j’me bouge le popotin si je veux avoir soupe et pain dans mon gosier !

- Quel grossier personnage !

Et comble de l’impertinence, dame Moineau ajoute tout sourire en la regardant bien dans les yeux :

- Brouette qui roule n’amasse pas rouille !

Offusquée Danemoh se signe et tire son rideau en criant :

- En avant feignants ! »

1 octobre 2019

De l’acier ! Sinon rien !

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 11 h 53 min

Mélocipède est une mordue de littérature ! Ô attention ! Celle qui se lit rapidement et qui la fait passer dans le top des liseuses les plus performantes du mois…

En cette année 2034, elle a battu le record des romans les plus lus en un mois, en plus, elle a enfin fini toute la série des « Max gentleman ferrailleur » : le dernier roman romantique qui s’arrache et qui fait un malheur au niveau des ventes.

Mélocipède aime passer son temps loin de la réalité du dehors qui pue et tue son moral : entre deux lectures, elle travaille à domicile ! Elle ne sort que contrainte et forcée : renouveler sa carte d’alimentation, participer aux journées obligatoires deux fois dans le mois, dans les centres de dépollutions des véhicules de covoiturage, donner une journée de son temps par semaine pour surveiller les entrées et sorties des hôpitaux attaquées continuellement par des hordes affamées et malades…

Une fois lu cette bonne nouvelle affichée sur son bras via sa puce implantée, elle replonge dans son roman, folle de joie… Il y plane des conflits, bien des misères qui la font pleurer et des luttes pour trouver sa bouchée de pain que se disputent deux pestes pour éblouir, Max, le beau ferrailleur, en quête, dit-il de croupe d’acier qui fera son bonheur…

Au seuil de l’orgasme lectural car le moment crucial pointe son nez : Max décide d’aller voir son amour enfin choisi… quand la sonnette de la porte retentit ! Elle lève les yeux vers la porte et tend l’oreille : « Quel est le con qui vient me tirer de ma soif de vivre ! » Elle ne se lève pas pour autant !… Mais des cris et des poings augmentent le son de son dérangement ! Elle se lève très en colère, le roman en poing élevé, ouvre la porte la bouche rageuse… Un personnage loufoque dans une tenue de cosmonaute lui pointe son fusil sur le museau et grommelle des sons inarticulés, elle lui hurle dessus et tombe foudroyée, l’estomac percé ! Elle se meurt et ne saura pas le choix de son Max ; elle tend le livre à son assassin et lui dit :

« Dîtes-moi, je vous en prie, qui il a choisi s’il vous plaît… », en poussant des gémissements à faire pâlir les cœurs chancelants !

Le trouble fête ôte son casque, regarde la femme, hausse les épaules puis regarde la première de couverture du roman et pour finir la page pointée, lit et lui dit : 

« Couilles de crapaud et sorcière en rut ! Il part avec Jules ! Bien sûr ! Le seul qui a le derrière en acier ! »…

Mélocipède s’étouffe !

« Faut pas vous mettre dans tous ces états ! Vous avez reçu un choc c’est sûr ! Vous vous en remettrez ! »

Et il ramasse la balle en caoutchouc !

« Tenez ! C’est le rappel de vos factures impayées d’électricité avec en plus les frais de ma visite ! Appelez l’huissier rapidement…»

L’employé de l’huissier s’en va, en laissant Mélocipède sur le seuil de sa porte !

Entre rires et larmes, elle hoquette et se dit qu’elle a raté le rendez-vous avec ce pingre pour échelonner sa dette… et fustige ce salaud de Max qui lui a volé tout son temps ! Pour quoi ? pour le voir finir dans les bras d’un d’un… bodybuildeur ! Elle se lève, tâte ses fesses et dit d’un ton glacé : 

« L’acier, l’acier, évidemment un ferrailleur ! » Elle rentre et claque la porte !

30 août 2019

NEANMOINS

Classé dans : Mes écrits 2019,Va chemine va trottine — eructeuse @ 7 h 59 min

Dans le pays de la Finefleur, tous les bébés naissant avaient le bout du nez coupé aux premières heures de leur vie ! Personne ne pouvait dire d’où remontait cette tradition quand un odieux farfelu, chargé de dépoussiérer le palais du roi, prit l’idée de passer son plumet des cachots au grenier ! C’est ainsi qu’il trouva un parchemin qui brillait de mille feux, caché dans un coffre lui-même caché dans un lieu caché qu’il ouvrit par inadvertance ! Il était écrit en langue ancienne… Il le cacha dans sa poche et se dit que son ami Merlan lui traduirait aisément !

« Où as-tu trouvé cela doux fou ? »

Il lui narra sa découverte ! Merlan en était tout abasourdi mais ne put résister à la tentation de le déchiffrer ! Il y passa plusieurs mois et découvrit un dessin caché qui s’avéra être celui d’un ancêtre de la famille royale ! Et le portrait le fit sursauter ! Ce royal personnage portait en son centre, un nez si énorme qu’on aurait dit qu’il avait été piqué par un insecte ! Ainsi donc le texte disait que sa majesté avait eu le nez dévoré et qu’il dut se le faire raccommoder ! Sa souffrance fut énorme, et dura un long moment ! Cet incident majeur caché à tout le royaume tomba dans l’oubli mais une pratique en sortie, pour que le divin souverain ne pense plus à son excroissance, il fut décrété que tout citoyen aurait le nez fin dès l’aurore de ses jours ! Ainsi donc c’était pour la commodité du roi que cette pratique fut appliquée: chaque nez devait ressembler à celui du roi !

Le doux fou se gratta son nez raccommodé, tout dépité ! Merlan se dit qu’il fallait en informer sa majesté ! C’est ainsi que cette tradition fut décrétée obsolète ! Les raccommodeurs manifestèrent leur mécontentement mais sans succès ! C’est ainsi que maintenant les bébés naissaient avec le nez en avant et pouvait grandir en pic en roc, en toute liberté !

30 juillet 2019

Enchantement suite

Classé dans : Mes écrits 2019,Mes livres — eructeuse @ 3 h 06 min

Pendant que les jeunes s’affairaient à remettre de l’ordre après avoir peint le salon, je suis passée voir quand j’ai commencé mon conte, que j’avais lu à Manon et ciel ! Dingue, cela ne fait que (hier) 16 jours, est-ce le fait de l’illustrer qui me donne l’impression de l’avoir commencé depuis longtemps ! Bref, il a 58 pages et tout ce petit monde m’enchante ! Loin de moi l’idée de penser que je suis une illustratrice, et encore moins une dessinatrice mais je prends du plaisir à réaliser ce travail, je me fais du bien et c’est l’essentiel… L’histoire s’achève… Pas encore le livre… A suivre…

14 juillet 2019

Toucher le fond

Dans la tourmente de sa vie, chaque coup reçu a émietté son cœur de pacotille… Il se croyait grand, libre quand en fait il n’était que broutille… Dans son crâne des mots se cognaient : Duperie ! Mensonge ! Manipulation ! Aigreur ! Vengeance ! Sa tête fracassée, brisée, laissa échapper des lambeaux de maux qui coulèrent sur sa face humiliée… Il se laissa glisser : « Il n’y a pas de fond dans l’enfer… » et disparut par où il était venu… du néant…

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RIDEAU

Depuis un certain temps, elle n’était plus comme avant. Elle  sentait en elle les crocs du piège à loup, la pince du piège à rat… Elle sentait son corps se recroqueviller, s’étoiler, se replier, se refermer sur son cœur et son âme… Coquille vidée… Dans un ultime tressaillement, elle ne put qu’expirer son dernier souffle… qui partit rejoindre toutes les âmes brisées dans le ciel des amours perdues.

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30 juin 2019

En cette année 2326

Classé dans : Mes écrits 2019 — eructeuse @ 19 h 58 min

En cette année 2326, la Guilde État Entreprise YORUS vous parle

Que la force soit avec vous !

Branle-bas de combat !

Chers compatriotes citoyens entrepreneurs

Nous apprenons de source sûre, que la vague de chaleur qui s’est abattue sur le satellite 20056 de Geuzéheuse depuis plusieurs mois a provoqué un dérèglement du système spatio-septico-dolicios de nos camarades désignés volontaires avec l’effondrement du phare Miroirios, emblème de notre Guilde État Entreprise… Une montée de revendications hallucinantes et hallucinatoires a envahi nos usines, mettant en danger la productivité du plan HBX1358 !

Les scientifiques sont consternés car les sujets en cage, qui ne répondent à aucun traitement : les médicaments, breuvages et tortures imposés sont inefficaces… Après moult réflexions, consultations, une décision dure et longue a été prise par les plus hautes et sages autorités qui se sont rangées aux conclusions des scientifiques dont on ne peut contester la probité tant leur collaboration est immense et soumise aux lois de l’Etat-Entreprise !… Il s’avère qu’il n’y a qu’un seul remède pour régler ce problème !

Chers compatriotes citoyens entrepreneurs guerriers

Nous comptons sur votre sens de l’honneur et votre aptitude généreuse et dévouée à ce nouveau combat ! Certes la mission est nouvelle et particulière mais aucun de nous ne peut déroger à son devoir ! Nous garantissons votre sécurité, vous serez aidés de robots dans cette mission périlleuse mais non inaccessible ! Nous vous attendons nombreux aux bureaux des inscriptions !

Force et honneur !

Force est loi !

Des milliers et des milliers de citoyens entrepreneurs se présentent pour remplir leurs devoir, mais la sélection en laisse un certains nombres sur le carreau et beaucoup repartent étonnés mais heureux de la prime conséquente reçue pour leur non-embauche. Des sections spéciales sont créées pour les recrutés avec interdiction d’ouvrir le matériel livré où est apposé l’indication « Dangereux ». Des versements conséquents ont déjà été effectués sur leurs comptes bancaires affiliés obligatoirement à l’Etat-Entreprise.

L’heure du départ des héros sonne. Une cérémonie grandiose est organisée et retransmise dans le monde civilisé d’Yorus. Chez les archaïques enfin libérés de leur oppression, pour une somme modique, ils peuvent accéder aux festivités retransmises… Le chef suprême de la Guilde apparaît et donne une dernière information :

Chers honorables compatriotes citoyens entrepreneurs guerriers, nous vous avons préparé votre paquetage et vos instructions sont à l’intérieur, elles sont à lire dans le vaisseau avant votre endormissement ! Étudiez-les bien, il y va de notre avenir ! A votre réveil les faits et actes à accomplir seront implantés dans vos cerveaux !

Ce que ne leur dit pas le Guide Suprême c’est la transformation qui va accompagner ses implantations…

Honneur et gloire mes chers et vaillants honorables compatriotes citoyens entrepreneurs guerriers !

Après un voyage de quelques mois, ils arrivent sur Geuzéheuse. L’atterrissage se fait sans heurts, mais les vaisseaux sont attaqués par des hordes de Geuzéheusiens semblant affamés !

Les yorusiens sont stupéfaits tant par les hurlements des gens que par le spectacle de bâtiments éventrés, de magasins saccagés… Sans compter qu’ils ne se reconnaissent pas dans leur corps transformé ! Après le visionnage des lieux, le commandator donne ses instructions. L’affrontement est en marche ! Ils sont accueillis dans une frénésie par des gens dont l’apparence est toute nouvelle pour eux et qui chauffe leurs turbines ! Bien conditionnés par leurs implantations, ils se laissent guider et succombent sous le poids des envahisseurs !

La décision oui, avait été dure et longue à prendre pour un état qui avait choisi d’ôter chez ses membres tout aspect des genres divers et diffus génétiquement reçus de leurs ancêtres… Il avait fallu de longues et onéreuses recherches mais heureuses pour bloquer tout ce capital génétique : c’était le choix des nouveaux entrepreneurs de l’Espace qui ne voulait que des travailleurs dociles et sans contingences sensorielles fluctuantes risquant d’influer sur la productivité ! Devant les ravages sur Geuzéheuse, et la perte de milliards de milliards de Diamskarak*, l’échec est cuisant ! Il fallait bien se rendre à l’évidence : il avait oublié que dame nature n’aime point qu’on lui dicte une volonté autre que celle venue des fins fond de l’Univers !

C’est ainsi qu’un vieux slogan sorti des abîmes de vieilles civilisations  a refait surface : l’amour c’est d’enfer !

* monnaie de la Guilde

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