Il y a ceux qui dès le matin vont chercher journal et pain, vont sortir le chien, faire leur promenade…Tic tac tic tac la vie est un mouvement perpétuel… Tout le monde n’a pas le métro, ni de boulot, quant au dodo chacun a ses heures… Qu’on soit jeune ou vieux, actifs ou retraités, parents etc nos essentiels font parties de nos vies…
Chacun dès l’aube a son essentiel : lui qui se glisse dans ses charentaises relit le journal de la veille avec un bon café brûlant, l’autre tire déjà sur sa clope ; elle, elle déguste son chocolat, l’autre tartine de beurre sa tranche de pain croustillant qui a sauté du grille-pain, moi c’est mon café au lait… Il y a des tas d’essentiels tout le long d’une journée… Le bonjour échangé avec un voisin, avec le facteur, le câlin à son chien, la petite conversation à ses plantes pendant l’arrosage…
Quand on a de quoi se vêtir se nourrir et qu’on vit dans un certain confort entourés de ses livres et de ses musiques, et des gadgets derniers cris, dans des apparts super bio, qu’on part en vacances à Noël à Pâques et à la saint glinglin, aller aux concerts, au cinéma, au théâtre, à l’Opéra, aller chez le coiffeur, aller au restaurant, aller s’acheter des livres comme on veut quand on veut, faire sa partie de golf, aller dans des boutiques de marques, ce n’est ni du luxe ni des essentiels vitaux, juste un style de vie, un quotidien quoi ! C’est lorsqu’on les supprime qu’on se rend compte alors qu’ils étaient essentiels… Pour celui qui vit de ses deux sous trois cailloux l’essentiel tient dans son assiette et s’il ne peut plus bosser ça va vite mal finir… S’il est normal de s’enrichir culturellement qu’en est-il de ceux qui sont exclus de ce train de vie ? Bah en micheline les chéris, avec la troisième classe, les restau du cœur, Emmaüs, France Loisirs, les campings, le foot, les catalogues de vêtements, les parcs de loisirs, les colonies, la restauration rapide… les comédies musicales à l’eau de rose, au théâtre ce soir, la télé-réalité et les Chevaliers du fiel !! On n’est pas tous égaux sur le chemin des Essentiels, et le premier confinement a montré que la misère s’est amplifiée… Si la médecine a deux vitesses, la culture aussi ! Qui se préoccupe de ceux qui ne vont jamais au cinéma au restaurant chez le coiffeur, ne vont jamais en vacances faute d’argent ? Les inégalités explosent et se voient encore plus ! ! Chut chut !
Tout le monde a le droit de vivre de son travail c’est clair, et on peut comprendre que les petits commerces avec ce deuxième confinement craignent de mettre la clef sous la porte…
C’est clair que ça va être la panade pour les commerçants ! Le rayon misère va s’agrandir, celui là il n’est pas prêt d’être fermé !