Victoryne Moqkeuz, mon anagramme

Caroline Bordczyk, mon pseudo d'auteure

15 septembre 2021

POUCE

Classé dans : Et vous trouvez ça drôle ? Pas du tout ! — eructeuse @ 7 h 20 min

Ça fait neuf jours que mon pied droit me gouverne ! Mal mal !

Contrairement aux apparences, c’est pô le pied !

Mais quel monde !

Dis dame Rigolade quand reviendras-tu ?

Comme on dit patience et longueur de temps…

Viens chasser madame Ouille s’il te plaît !

 

L’UNIVERS cours « tout public » AURELIEN BARRAU

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 4 h 23 min
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PARTIE 7 Relativité restreinte.

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PARTIE 8 Relativité Générale.

Vérité

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 4 h 16 min
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La Tronche en Biais

Chanson dédiée à ceux dont la méthode d’exploration du monde consiste à considérer que le sentiment du vrai qu’ils éprouvent est nécessairement… vrai. Et que c’est suffisant. Les anti-sciences de l’alternosphère se nomment eux-mêmes « chercheurs de vérité ».

14 septembre 2021

L’UNIVERS cours tout public AURELIEN BARRAU

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 5 h 31 min
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PARTIE 4  Fin des mythes.

AURELIEN BARRAU

 L’enjeu de ce cours est à la fois de constituer une introduction élémentaire à la cosmologie et de proposer un lieu d’échange et de réflexion sur la nature de la pensée scientifique. Ces captations ne sont qu’une partie d’un enseignement destiné à des étudiants en premier cycle, émanant de tous les champs disciplinaires. Elles ne sont donc pas exhaustives. (Un certain nombre d’erreurs ou d’approximations – de lapsus – dues au langage parlé improvisé ont été par ailleurs corrigées mais demeurent hélas dans les vidéos. Elles sont à considérer comme une simple invitation à la réflexion. À l’université où ces cours sont donnés, les étudiants sont explicitement encouragés à se positionner en éventuel désaccord : il s’agit de susciter la confrontation d’idées avec respect et bienveillance. Disons l’esprit critique. Prise de vue et de son par Daniel Seyve.

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PARTIE 5 Big Bang: observations.

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PARTIE 6 Big Bang: obs et th.

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PARTIE 7  Relativité restreinte.

13 septembre 2021

Allô quoi

Classé dans : Le coin du coin coin ou le con-fi de la canarde — eructeuse @ 9 h 34 min

GOUVERNANCE

Qui gouverne ?

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On se le demande !

 

JOHN MICHAEL CARTER (USA)

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 27 min

john michael carter 13 09

john michael carter 13 09

SPLENDIDE

L’UNIVERS cours tout public AURELIEN BARRAU

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 8 h 04 min
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AURELIEN BARRAU

L’enjeu de ce cours est à la fois de constituer une introduction élémentaire à la cosmologie et de proposer un lieu d’échange et de réflexion sur la nature de la pensée scientifique. Ces captations ne sont qu’une partie d’un enseignement destiné à des étudiants en premier cycle, émanant de tous les champs disciplinaires. Elles ne sont donc pas exhaustives. (Un certain nombre d’erreurs ou d’approximations – de lapsus – dues au langage parlé improvisé ont été par ailleurs corrigées mais demeurent hélas dans les vidéos. En particulier la Critique de la Raison Pure est évidemment la première !) Elles sont à considérer comme une simple invitation à la réflexion. À l’université où ces cours sont donnés, les étudiants sont explicitement encouragés à se positionner en éventuel désaccord : il s’agit de susciter la confrontation d’idées avec respect et bienveillance. Disons l’esprit critique. (Et désolé pour l’autocollant UNI sur le bureau !!!! Il ne révèle *pas du tout* mes idées propres :) .) Prise de vue et de son par Daniel Seyve.

PARTIE 2

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AURELIEN BARRAU

(Certaines captations n’ont pas été réalisées dans la même série de cours, ni devant le même public. Il peut donc y avoir des redites / manques et des changements de « ton » pour adaptation à l’audience.) L’enjeu de ce cours est à la fois de constituer une introduction élémentaire à la cosmologie et de proposer un lieu d’échange et de réflexion sur la nature de la pensée scientifique. Ces vidéos ne constituent qu’une partie d’un enseignement destiné à des étudiants en premier cycle, émanant de tous les champs disciplinaires. Elle ne sont donc pas exhaustives. Un certain nombre d’erreurs ou d’approximations – de lapsus – dues au langage parlé improvisé ont été par ailleurs corrigées mais demeurent hélas dans les enregistrements. Elles sont donc à considérer comme une simple invitation à la réflexion. À l’université où ces cours sont donnés, les étudiants sont explicitement encouragés à se positionner en éventuel désaccord : il s’agit de susciter la confrontation d’idées respectueuse et bienveillante.

PARTIE 3

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AURELIEN BARRAU

L’enjeu de ce cours est à la fois de constituer une introduction élémentaire à la cosmologie et de proposer un lieu d’échange et de réflexion sur la nature de la pensée scientifique. Ces captations ne sont qu’une partie d’un enseignement destiné à des étudiants en premier cycle, émanant de tous les champs disciplinaires. Elles ne sont donc pas exhaustives. (Un certain nombre d’erreurs ou d’approximations – de lapsus – dues au langage parlé improvisé ont été par ailleurs corrigées mais demeurent hélas dans les vidéos. Elles sont à considérer comme une simple invitation à la réflexion. À l’université où ces cours sont donnés, les étudiants sont explicitement encouragés à se positionner en éventuel désaccord : il s’agit de susciter la confrontation d’idées avec respect et bienveillance. Disons l’esprit critique. Prise de vue et de son par Daniel Seyve.

La Nuit Zénétique

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 55 min
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La Tronche en Biais

Êtes-vous prêts pour une enfilade de programmes avec les acteurs du scepticisme scientifique francophone ? Vidéastes, blogueurs, chercheurs, nous allons discuter toute la nuit des sujets qui intéressent la zététique aujourd’hui : les théories du 11 septembre (date oblige), les croyances et discours sur la santé, le paranormal, l’histoire, l’émerveillement, la fiction… Et quelques surprises ! Pour cette rentrée, répondons présents, soyons sereins mais déterminés, cultivons le doute.

12 septembre 2021

L’attentat oublié de Béziers

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 7 h 20 min

Dans la nuit du 1er au 2 septembre 2001, dix jours avant l’attaque des tours jumelles du World Trade Center à New York, le jeune Safir Bghioua s’en prend aux forces de l’ordre de Béziers, assurant vouloir mourir en martyr. Bilan : un mort, deux voitures détruites, et une nuit d’angoisse… Retour sur un étrange « attentat » tombé dans l’oubli. par PRISCA BORREL Marianne.fr

« Je pense que c’était le premier attentat islamiste sur le territoire français, mais il n’a pas été reconnu comme tel », lâche Raymond Couderc. Maire UMP de Béziers au moment des faits, l’homme dénonce un « black-out total ». « Impossible d’avoir la moindre info, poursuit-il. Et à l’époque, quand il m’arrive de dire à des gens en charge de l’affaire : « Mais attendez, c’était un attentat islamiste ? » On me répond : « Ah non, l’enquête est en cours, on ne peut pas vous dire, on ne sait pas » ».

Il est environ 23 heures, le 1er septembre 2001, lorsque Béziers se met à trembler au rythme des détonations d’un forcené. Lourdement armé, Safir Bghioua, 25 ans, est l’auteur de tirs nourris dans le quartier de la Devèze, dans l’ouest de la ville. D’après le journal local Midi libre, qui cite un rapport de police dans son édition du 1er septembre dernier, le jeune homme porte un bandeau blanc sur le front et se définit lui-même comme un « combattant de Dieu ».

« Allahou Akbar »

Aux premières loges ce soir-là, un ancien policier de la Bac a accepté de se confier à Marianne sous couvert d’anonymat. « À notre arrivée, il y a du monde, les jeunes sont un peu affolés, témoigne-t-il. On descend pour constater les tirs, et d’un coup, des gens se mettent à courir en criant : « il est revenu, il est revenu ! ». Il a visé le véhicule de police sérigraphié avec un lance-roquettes, il y a eu une grosse explosion, et j’ai vu la voiture faire un vol plané. J’étais près d’une autre voiture dont les vitres ont explosé à cause du souffle. J’ai vu cette boule de feu, et je me suis retrouvé le cul par terre avec l’impression d’avoir pris un grand coup de barre au niveau de la cage thoracique. »

La roquette a fait exploser l’arrière de l’automobile. Sonnée mais pas vraiment blessée, l’équipe comprend vite qu’elle vient d’échapper au pire. Alors que Safir Bghioua réarme son bazooka, un policier riposte. C’est à ce moment-là que le jeune homme aurait crié « Allahou Akbar », avant de prendre la fuite dans un véhicule. « Après ça, c’est le jeu du chat et de la souris. On le cherchait, mais en fait, il nous cherchait aussi », raconte l’ancien policier.

« Il savait qu’il allait mourir. Dans la nuit, il avait klaxonné sous les fenêtres de sa mère pour lui dire qu’ils ne se reverraient plus. »

Rapidement, les intentions de Safir sont claires. Posté devant le commissariat central de Béziers, il arrose la façade de 18 tirs de kalachnikov, avant de détruire une autre voiture de fonction au lance-roquettes. Dès 4 heures, il appelle les policiers pour revendiquer les faits et les narguer. Une prise de contact qu’il répétera à plusieurs reprises tout au long de la nuit. « Le collègue de la salle radio nous avait dit de faire gaffe parce qu’il voulait tuer du flic », poursuit le témoin présent ce soir-là. Au bout du fil, d’après le rapport cité par Midi Libre, « Bghioua exprime tout de suite sa volonté de finir en martyr. Il veut que cela se fasse par échange de coups de feu ».

De son côté, le forcené prévient sa famille : sa virée sera kamikaze. « Il savait qu’il allait mourir. Dans la nuit, après l’épisode du lance-roquettes, il était venu ici et il avait klaxonné sous les fenêtres de sa mère pour lui dire qu’ils ne se reverraient plus », a raconté un voisin au journal Le Monde cinq jours après le drame.

Au petit matin pourtant, l’embardée prend une tournure dramatique lorsque Safir Bghioua tue Jean Farret, directeur de cabinet du maire, de 12 balles dans le corps. Le septuagénaire avait participé à la traque nocturne, et s’était arrêté à une station-service à bord d’une voiture dotée d’un gyrophare lorsque le forcené l’a pris pour cible. Quelques instants plus tard, le jeune homme prend rendez-vous avec les forces de l’ordre au Parc des expositions de Béziers pour un affrontement organisé selon ses volontés. C’est ici que Safir Bghioua trouve la mort à la mi-journée. Dans le coffre de sa voiture, les forces de l’ordre saisissent un véritable arsenal de guerre : Kalachnikov, bazooka, explosifs, cartouches…

Photos de Ben Laden

Dépêché sur les lieux l’après-midi même, le ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant évoque immédiatement la thèse de « l’acte isolé ». Un épilogue hâtif qui interpelle dans les rangs des victimes ciblées cette nuit-là, car au-delà des incantations religieuses, le discours du garçon semble présenter des éléments de radicalisation.

Toujours d’après le journal régional, les enquêteurs auraient découvert des photos de Ben Laden, du mollah Omar, et des vidéos vantant les mérites de la guerre sainte dans l’appartement qu’il louait près du centre-ville. Un inventaire à prendre avec des pincettes toutefois, puisque ces éléments ne figurent pas dans le procès-verbal (PV) de perquisition. « Il n’est fait nullement mention de littérature ou de document qui fait référence à du salafisme ou du djihadisme », tempère une source policière après vérification. « Je ne peux pas exclure que ce genre de document ait existé, mais il faut dire qu’à l’époque, on ne les recherchait pas », poursuit l’homme, qui confirme cependant les références mystiques de Safir Bghioua au moment des faits, assorties d’un appel à en découdre : « Les musulmans, faut montrer vos muscles ! », cite le PV.

« On a eu le sentiment d’avoir vécu l’élément précurseur du 11 septembre. »

Autant d’éléments qui font sens aux oreilles de l’ex-policier de la Bac. « On savait qu’il était parti. On pense qu’il est allé au Kosovo quelque temps, et on savait qu’il allait revenir. On savait aussi ce qui circulait dans le quartier de la Devèze, mais on ne se doutait pas qu’on allait prendre une roquette sur le coin du museau », souffle l’homme, qui n’hésite pas à parler d’« attentat ». « Nous, nous avions l’impression d’avoir été victimes d’un acte de terrorisme. On a eu le sentiment d’avoir vécu l’élément précurseur du 11 septembre. On a peut-être fabulé mais on a fait un rapprochement », argue encore l’homme.

Dans les faits, la piste du radicalisme religieux a bien été exploitée, le juge d’instruction en charge du dossier l’ayant transmis à la section antiterrorisme du parquet de Paris, avant d’être abandonnée faute d’éléments matériels probants. « Safir utilisait beaucoup de cartes prépayées pour la téléphonie. Il masquait ses contacts. Et en 2001, on n’avait pas la dextérité d’aujourd’hui, on n’avait pas les capacités de remonter ces communications. Donc, il y a tout un pan de sa vie qui est resté assez obscur », concède une source du SRPJ [Service régional de police judiciaire], qui brosse plutôt le portrait d’un homme « dépressif », à qui ses proches attribuent « une vision assez noire de l’avenir ».

Les conclusions de l’enquête suivront donc rapidement la thèse initiale de Daniel Vaillant, sous le regard circonspect des victimes et de leurs proches. Aucune preuve d’un quelconque voyage, ni de liens directs avec les réseaux islamistes. Juste ces mots, restés gravés dans les mémoires locales. Et cette violence inouïe.

11 septembre 2021

Céline Pina

Classé dans : Art, vie et avis — eructeuse @ 13 h 11 min
Au Canada, une institution scolaire a décidé de réaliser de grands autodafés de livres et les a mis fièrement sur internet afin d’exhiber sa vertu et son antiracisme. Le délire woke montre ici son revers fascisant : quand un ouvrage le contrarie, il le brûle. Une illustration de plus d’un mouvement qui veut incarner le bien et qui illustre de plus en plus l’adage, « qui veut faire l’ange, fait la bête ».
Le fait de brûler des livres est d’autant plus choquant que cette pratique fait référence dans notre histoire récente à l’Allemagne nazie qui brûlait dans des cérémonies officielles et collectives, les ouvrages d’auteur jugés « dégénérés ». Heinrich Heine disait à juste titre que l’on « commence par brûler des livres et on finit par brûler des hommes ». En tout cas cette démarche a toujours été effectué dans le but d’intimider, de faire peur et d’utiliser cette forme de violence symbolique pour rallier un large public à ses idées. L’acte portant en lui la volonté d’éradiquer symboliquement les auteurs ou une forme de culture qui leur est rattachée, il indique en creux à quelle idéologie il faut se soumettre pour éviter de gros ennuis.
Ce geste, qui vise à désigner des coupables qui ne méritent que le bûcher, est présenté comme un acte de réconciliation avec les « autochtones ». Mais venant d’une institution catholique, il est en fait d’une hypocrisie sans nom. Les livres visés ne sont pas l’oeuvre d’auteurs canadiens ou d’ailleurs ayant cautionné une politique raciale violente qui a amené à ce que des milliers d’enfants indiens au Canada soient arrachées à leurs parents afin de « tuer l’indien en eux ». Car cet autodafé ne peut se comprendre sans savoir que dans un rapport de 2015, la commission de vérité et de réconciliation du Canada a établi qu’au XIXéme et XXéme siècle, l’Etat canadien a confié à des pensionnats gérés le plus souvent par l’Eglise catholique plus de 150 000 enfants indiens après les avoir soustrait par la force à leurs familles. Or sous l’effet des maladies, de la sous-nutrition, des sévices psychologiques et sexuels subis, elle estimait que près de 3 200 enfants autochtones étaient morts dans ces pensionnats « indiens ». Nombre de ceux ayant subi cette politique ont été détruits psychologiquement.
C’est ce contexte qui explique le choix spectaculaire de l’autodafé fait par le conseil scolaire catholique Providence. Que celui-ci ait voulu se racheter parait être à l’origine de ce choix douteux. Mais la méthode parait d’une stupidité et d’une condescendance sans nom. S’il y a un travail à faire, il est historique et demande à ce que l’institution catholique fasse un examen de conscience approfondi et s’interroge sur cette certitude d’avoir raison qui l’a amené à massacrer des enfants au nom d’une soi-disant volonté d’en faire des citoyens. Or ce que les woke canadiens ont choisi comme attitude s’assimile à dévier la balle. Autrement dit à faire porter la responsabilité de leurs actes sur des auteurs et des ouvrages de personnes qui n’ont jamais commis de telles atrocités et les auraient condamnés si elles les avaient connus. Sans doute certains livres ne sont-ils pas exempts de préjugés, mais ils sont le reflet de leur époque et les détruire ne changera pas le passé.
Pire même, les explications de la suspension de cet acte à la fois ridicule et violent de cet institution, montrent à quel point ces gens ne comprennent rien au mot même de réconciliation. On ne réconcilie pas en changeant de tête de turcs et en passant du racisme anti-indien à une forme de racisme anti-blanc et en réécrivant l’histoire pour faire comme si rien ne s’était passé et comme si la violence entre personnes de couleur de peau et de culture différente n’était liée qu’à la culture occidentale et épargnait par magie les autres organisations sociales. Reconnaître ses erreurs, ce n’est pas effacer les cultures au sein desquels elles ont été commises, sinon aucune société politique ne serait digne d’exister et toutes les religions devraient être abolies tant l’histoire des hommes et des civilisations, si elle recèle des moments exaltants, glorieux ou simplement humanistes, connait aussi ses heures sombres.
Pour justifier la mise en scène de ces autodafés, Lyne Cossette, porte-parole du conseil scolaire, expliquait que brûler des ouvrages au « contenu désuet et inapproprié » était un geste de « réconciliation avec les Premières Nations ». Pour justifier, après l’énorme scandale international qui a suivi, la décision de l’institution scolaire de suspendre ces actes, la même a expliqué que la femme à l’origine de ce choix n’était pas une authentique autochtone: « Nous n’étions pas au courant qu’elle n’a pas de statut d’Indien en vertu de la Loi et pensions sincèrement avoir la chance de travailler avec une femme autochtone possédant une grande expérience, (…) Nous pensions que son expérience saurait nous guider dans nos initiatives de réconciliation. Nous avons le regret de ne pas avoir fait des recherches plus approfondies à son sujet. »
On peut en conclure que sur le fond, réécrire l’histoire, effacer ce qui dérange, brûler des livres, déboulonner des statuts est tout à fait normal quand on est vu comme « autochtone », mais devient une ignominie si on ne peut s’afficher comme descendante d’une population assignée au statut de victime. Le fait d’appartenir à une ethnie particulière vous préserverait donc de toute stupidité et ferait de vous un phare intellectuel. La légitimité du choix d’une posture politique dépend de la couleur de peau d’une personne ou de ses origines. Cette vision-là du monde ne serait-elle pas raciste au sens premier du terme? Tous les descendants d’amérindiens ne sont que des victimes? Tous les blancs ne sont que des bourreaux? Avec une telle vision de l’humanité, pas sûre qu’une réconciliation soit possible et que des rapports apaisés soient souhaités.
Or la plupart des canadiens sont horrifiés par ce qui a été fait et ne le cautionne pas. Le problème est que le racisme à la base de la création de ces pensionnats est aussi à la base de ces tentatives de réconciliation. Celles-ci enferment les êtres humains dans une vision des origines qui en font des salauds ou des victimes et leur ôtent toute possibilité d’accéder à la notion d’égalité comme de responsabilité. Les fausses excuses du CSC Providence et leur soumission à la culture du woke et de l’effacement montre que dans le fond l’institution n’a pas changé et se met à plat ventre devant l’idéologie la plus menaçante et la plus influente. Naguère ce fut un gouvernement canadien raciste, aujourd’hui c’est le même mais converti au wokisme. Si la logique de vengeance l’emportait et que l’humiliation des non-amérindiens devenait la forme de réparation exigée, gageons que ce type d’institutions et de personnes seraient en première ligne pour exécuter la sentence. Ils n’ont rien oublié et rien appris, ils changent juste de maîtres et de boucs émissaires pour rester toujours là où ils trouvent leur avantage.
Ce genre de personnes tue l’idéal humaniste. Celui-ci, pour trouver la justice, cherche le dépassement et va vers l’égalité au nom de la reconnaissance d’une commune dignité humaine au-delà des couleurs de peau. Cela implique l’usage du logos et de la raison et le choix de dépasser ses particularismes pour fonder une société politique commune, basée sur des fondements philosophiques partagés. C’est en rabattre de soi, pour forger la loi qui nous dépasse et nous reconnait à la fois. Ce n’est pas en brûlant des livres que l’on y arrive, mais en utilisant la raison pour élever les hommes au dessus de la pulsion et de l’émotion. On peut vivre ensemble sous le joug d’un tyran, pour faire nation commune, il faut avoir accès au dépassement de la tribu et de ses normes pour accéder à la loi. Avec des représentants éducatifs pareils, c’est la concurrence entre groupes ethniques et/ou religieux et la partition territoriale qui ne peut qu’advenir.
 
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