Au royaume de la vie…
Au royaume de la vie, les oiseaux font la farandole,
les arbres bruissent
en vagues langoureuses,
les cascades bondissent
jusqu’en rigoles sympathiques,
les animaux batifolent,
la musique de leurs ébats résonnent en sonates bucoliques…
Le chemin de la vie tempête ses couleurs,
le rouge soleil déclare
sa justice,
la jaune lune éclaire sa liberté,
la terre bleue accouche sa nature,
multicolore de vérité…
Au royaume de ses parfums, les fleurs sont reines,
elles frétillent, distillent, pétillent l’universalité de leurs différentes senteurs, leurs différentes beautés, leurs différentes saveurs..sous les ailes des abeilles souverainement complices, fées de vie…
Mais au royaume de la planète bleue, le seul animal doté de conscience a détruit, saccagé, tué son prochain, son voisin, pour quelques territoires, pour quelques billets et pièces d’argent.
Son descendant se rêve en colonisateur de l’espace…pleure son présent ne n’être point couvert des pouvoirs du pognon d’un footballeur, d’un acteur, d’un concepteur de portable, d’un député à la retraite dorée, colère ne d’être qu’un jouet de la civilisation chaotique qu’il a laissée grandir, le fauteur c’est l’autre.
Être calife à la place du calife.
Écrasé, piétiné l’autre en toute liberté, donné de la haine, violé en toute impunité, ah pouvoir vomir son racisme, étalé au grand jour son aigreur, son envie de meurtre, sa gestapeau, au front de sa haine. Cet animal humain consomme, pollue, car c’est son droit, le politicien le maintien bien dans son bain : mateur de mort virtuelle sur des jeux de guerre, mateur d’informations pré-digérées, de nouvelles sans autenticité, de jeu-réalités, pour que son cerveau avale sans coup frémir ni pensée…prêt à l’acceptation de toute compromission : guerres, crises, esclavage, prostitution, du moment qu’il en tire un bénéfice, le plus petit soit-il, du moment que c’est le voisin qui crève la faim, car l’enfer c’est toujours l’autre, chacun sa merde, c’est son chapelet de vie, jusqu’à tuer l’amour…La vie…
Il finira seul, la queue coincée dans le con artificiel de sa dernière conquête, la seule figure qu’il respecte, celle sur laquelle il peut déverser toute sa rancœur, toute sa haine, le dernier miroir de son égocentrisme… en la broyant de ses coups, car elle, elle ne crie pas qu’il lui fait mal, en beuglant sa furie jusqu’en son dernier souffle : « sale pute ! ».






































