Que de chemins parcourus à bicyclette dans ma campagne marnaise, et même plus loin, seule ou avec mes copines… Dans les ruines d’un château nous faisions nos aventurières de capes et d’épée…

Que de kilomètres avalés pour aller aussi se baigner… La liberté dans le sac à dos, la prudence de mise, avec la confiance de nos parents attelée à nos flancs…
Que de beaux palais visités en habits d’aventurière grandie, point encore casanière… Ne reculant devant aucun escalier pour admirer l’horizon… Cathédrale me voilà, l’amour de mon pays dans mes pas…
Partir un jour mais prévoir son retour, serait-ce encore possible aux pays de mes replis…Taire ma fainéantise, briser la loi des habitudes, hisser la voile du courage endormi, endolori, pour voir encore quelques joyaux façonnés ou naturels sur ma belle terre… Fière !